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Gospel gabonais : M. Wils met les pieds dans le plat

 Le créateur de contenu M. Wils

Tout est parti d’une vidéo devenue virale. Dans un coup de gueule publié sur ses réseaux sociaux, le créateur de contenu M. Wils s’est interrogé sur la vitalité du gospel gabonais, au lendemain du double sold out réalisé par l’artiste Jonathan Gambela lors de ses concerts. "Le gospel gabonais, à quel niveau ? Vous ne remarquez pas que les adorations et louanges dans les églises sont faites avec les sons des autres ?", a-t-il lancé, ouvrant un débat qui n’a pas tardé à embraser la toile.

La sortie de M. Wils a suscité une avalanche de réactions. Artistes, fidèles et mélomanes se sont empressés de commenter ses propos, certains, partageant son analyse sur le manque de visibilité des productions locales, d’autres dénonçant une critique jugée trop sévère envers les chantres gabonais. Sur les réseaux sociaux, plusieurs artistes gospel ont tenté d’apporter leur réponse, chacun défendant son travail et les réalités du milieu.

Parmi les voix qui se sont élevées, celle de la chanteuse Ida Moulaka, figure bien connue du public gospel. Lors d’un direct sur les réseaux sociaux, l’artiste a dénoncé une tendance persistante à valoriser davantage les productions étrangères que celles issues du Gabon.

Pour l’artiste, les critiques récurrentes portant sur l’absence de profondeur spirituelle ou d’onction dans le gospel local sont injustes. "Vous connaissez les relations que chacun entretient avec Dieu ? Les batailles invisibles que chacun mène ?", a-t-elle interrogé.

Ida Moulaka a également pointé les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les chantres. Selon elle, la promotion musicale représente un coût souvent supérieur à celui de la composition elle-même, ce qui limite fortement la diffusion des oeuvres locales. Elle évoque par ailleurs les cachets parfois modestes proposés aux artistes lors de certaines prestations.

Tout en appelant ses collègues à "travailler davantage" et à élever leur niveau artistique, la chanteuse estime que le gospel gabonais a besoin d’encouragements plutôt que de jugements publics qui fragilisent un secteur déjà en quête de dynamisme.

Reste que la question soulevée par cette polémique continue d’alimenter les discussions : quel artiste gospel gabonais serait aujourd’hui capable de réaliser un double sold out au Gabon, voire à l’étranger ? Derrière la controverse, c’est finalement tout l’avenir et la structuration de la musique gospel nationale qui se trouvent interrogés.

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