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Société & Culture

Lutte contre la torture : la société civile affûte ses armes

Les acteurs de la société civile à l’école de la prévention de la torture

Du 26 au 27 février, le siège de “SOS prisonniers”, à Alibandeng, a abrité une rencontre de la société civile en formation sur le mécanisme national de prévention contre la torture.

Porté par le projet "S’unir et avancer contre la torture au Gabon", l’atelier organisé par l'ONG "Centre d'études et d'appui au développement local" (CEAD) et le "Réseau foi, culture et éducation" , à travers le financement du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme avait un objectif : outiller les organisations de la société civile pour comprendre la Convention contre la torture, son protocole facultatif et surtout exiger leur application.

En gros, il était question de dire que le Gabon a ratifié cette convention. Qu'“il doit maintenant l'appliquer”, a confié le secrétaire général du CEAD, Ariole Meye Me Ndong.

En fait, le paradoxe est que ceux qui ont besoin de protection sont dans les lieux privatifs de liberté, mais les organisations n’y ont pas accès. "Justement, la formation est là pour ça. Elle entend structurer un plaidoyer de haut niveau afin que le mécanisme national puisse enfin fonctionner et ouvrir la voie aux visites", a-t-il fait savoir.

Les acteurs de la société civile veulent donc passer du discours à la méthode en acquérant des outils de monitoring, des techniques de sensibilisation et des stratégies d’interpellation. L'objectif étant de sortir, au terme de cette formation, techniquement armée, crédible et capable d’exiger des comptes. Réussir à transformer les engagements internationaux en réalités concrètes dans les prisons gabonaises.

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