Réunis hier sous l’égide du secrétaire général (SG) de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), Wenceslas Mba Nguema, les premiers responsables des organes de base ont planché sur les défis majeurs qui agitent la centrale.
Trois axes ont structuré les échanges : les élections professionnelles à venir, la crise interne persistante et l'usage jugé abusif des moyens de communication de l’État par certaines organisations.
Face aux secrétaires généraux et présidents de fédérations, le SG de la confédération a dressé un bilan d’étape sur la préparation des élections professionnelles. Si des séances de travail ont été menées avec la ministre du Travail, il déplore un calendrier annoncé alors que les textes encadrant le scrutin ne sont pas encore disponibles, selon lui. "On a comme l’impression d’avoir mis la charrue avant les boeufs", résume-t-il, appelant à un ajustement du programme aux exigences techniques et juridiques.
Le deuxième point : la crise du bicéphalisme qui mine la Cosyga. Wenceslas Mba Nguema rappelle la décision rendue le 29 mars 2022 par le Tribunal de première instance de Libreville, renvoyant les deux parties à une instance statutaire commune en vue d’un congrès électif.
Selon lui, l’organisation d’un congrès par la faction adverse, en dépit de cette décision, constitue un mépris de l’autorité judiciaire. Une saisine a été introduite pour compléter la décision, notamment sur la désignation du président des opérations électorales.
Enfin, la rencontre a permis d’alerter sur les risques d’une division qui risque d'être lourde de conséquences à l’approche des élections.
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