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Chroniques

[Miroir du gouvernement] - Quid de la Médiature de la République ?

Juste KOMBILE MOUSSAVOU, journaliste, Responsable Rubrique - Politique à L'Union

Depuis la nomination du député Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi comme médiateur dans la crise qui secoue actuellement le secteur éducatif, un débat semble s'installer, notamment sur les réseaux sociaux, autour de la question de savoir si le médiateur de la République n'aurait pas pu assumer cette mission à la place de l'élu du 2e siège de la commune d'Akanda au palais Léon-Mba.

En réalité, ce débat n'a pas lieu d'être. Vu que la Médiature de la République, au vu des textes qui la régissent, ne peut s'autosaisir. En l'absence d'une saisine d'une des parties, elle ne peut donc logiquement s'immiscer dans le conflit. Ce qui ne règle pour autant pas la question aux yeux de nombreux observateurs. D'autant plus que selon eux, si la volonté du gouvernement est de parvenir à renouer le dialogue avec les partenaires sociaux et de préserver l'année scolaire à travers la désignation d'un médiateur, il paraît alors raisonnable, ne serait-ce que, d'y associer des acteurs institutionnels, notamment la médiature de la République.

Une autorité administrative indépendante, distincte des pouvoirs exécutif et judiciaire dont l'une des missions consiste " à favoriser la cohésion sociale par la conciliation". Un organe qui dispose de nombreuses cartes dans sa manche pour désamorcer les tensions en vue d'un règlement concerté de cette crise qui paralyse l'école gabonaise depuis trois semaines. Car, à l'allure où vont les choses, bien malin qui pourrait miser un kopeck sur la réussite de la médiation engagée. Surtout que les enseignants conditionnent désormais leur retour à la table des négociations à la libération de leurs "aînés" Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, actuellement incarcérés à la prison centrale de Libreville.

Une exigence qui met le gouvernement, quelque peu, dos au mur. Celui-ci ne peut unilatéralement libérer les deux leaders syndicaux, au risque de se voir taxer de violation de l'indépendance de la justice par ses pourfendeurs. Bref, entre le préalable des enseignants et la nécessité d'une reprise des cours, toutes les voies de médiation possibles devraient être mises à contribution.

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