Au lendemain de l'annonce de la mise en oeuvre d'un "programme de croissance économique" soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), le Gabon a provoqué une réaction immédiate et positive des marchés financiers.
Dans les faits, la plateforme "Bloomberg", spécialisée dans le traitement des données financières, indique que "les obligations souveraines du pays ont progressé, illustrant un regain de confiance des investisseurs dans la trajectoire économique d’un État confronté à des fragilités budgétaires et à un contexte politique en recomposition".
Et à en croire Mark Bohlund, analyste senior chez REDD Intelligence, ''la situation des comptes extérieurs du Gabon apparaît meilleure que celle de certains autres pays exportateurs d’énergie''.
Pour preuve, à la suite de cette annonce par le ministre de l'Économie et des Finances, Thierry Minko, "les marchés n’ont pas tardé à réagir". Le 21 janvier 2026, les obligations gabonaises libellées en dollars ont figuré parmi les plus performantes des marchés émergents. Les titres arrivant à échéance en 2031 ont gagné plus de "quatre cents par dollar pour atteindre 81,3 cents", tandis que ceux arrivant à maturité en 2029 ont également progressé.
Cette amélioration de la position du Gabon intervient pourtant dans un contexte encore fragile. En 2024, le Fonds monétaire international (FMI) avait suspendu une facilité de financement de 553 millions de dollars après le changement de régime, tandis que l'agence Fitch Ratings a rétrogradé la note du Gabon en catégorie spéculative pour deux raisons (déficit budgétaire en hausse et demande affaiblie pour la dette publique).
Dans ce cadre, la reprise du dialogue avec le FMI constitue un signal politique et économique fort. Des mesures concrètes, comme le rapatriement en devises des fonds pétroliers, en conformité avec les règles de la Cémac.
Au-delà de l’effet de marché, cette dynamique démontre la crédibilité et la durabilité des réformes engagées par le gouvernement sous le leadership du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
"Ce programme sera mis en oeuvre dans l’intérêt du développement économique et social durable du pays", a déclaré Thierry Minko, soulignant que les échanges techniques avec l’institution multilatérale se poursuivent activement.
random pub
