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Société & Culture

[Editorial] - Éducation : espoir sous la Ve République

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

Le gouvernement gabonais, qui fait face à un mouvement de grève dans le secteur éducatif, s'est immédiatement employé à apporter des réponses concrètes aux revendications légitimes des enseignants. Ces dernières portent, comme trop souvent par le passé, sur la régularisation des situations administratives, l'attribution des postes budgétaires et d'autres aspects structurels qui, malgré la trêve de la Transition, résurgissent âprement cette année.

Les réponses apportées constituent des progrès évidents dans la recherche des solutions aux maux qui minent ce secteur vital. Elles démontrent, sans équivoque, que l'Exécutif gabonais a pris à bras-le-corps le dossier de l'Éducation, avec une attention particulière portée sur l'amélioration des conditions de vie et de travail des personnels.

Cette avancée est significative et témoigne d'une volonté politique nouvelle, un réel espoir pour les enseignants à l'aube de cette Ve République. Cela est d'autant plus vrai que dans le contexte actuel de contraintes financières fortes, les autorités démontrent leur pleine détermination à répondre aux attentes de ces compatriotes qui, pendant de nombreuses années, estiment ne pas avoir bénéficié d'une plus grande attention. Alors que le secteur de l'Éducation est le fondement même de l'avenir du Gabon. Espoir enfin parce qu'assuré du traitement du dossier Éducation.

Effectivement, un mois à peine après sa formation, ce nouveau gouvernement montre, par ses premiers actes, sa préoccupation pour les enseignants. Ces derniers, même si des divisions internes existent sur la méthode et le respect des normes syndicales, qui exigent généralement la suspension du mouvement pendant les négociations, ont, par conséquent, une responsabilité tout aussi grande en retour. Celle d'éviter de prendre l'école gabonaise en otage au risque de se mettre à dos une opinion publique lasse des conflits à répétition. Et qui ne souhaite surtout pas que l'avenir des enfants soit indéfiniment compromis. Car, chaque jour de cours perdu est un retard pour une génération entière.

C'est dire que la volonté affichée par le gouvernement, à travers ces mesures, doit maintenant se transformer en réalisations concrètes et visibles, dans les plus brefs délais, comme il s'y est engagé. Aux enseignants et leurs représentants d'accompagner cette dynamique par un sens aigu de leur responsabilité historique.

Le temps n'est plus aux blocages stériles, mais à l'action concertée et résolue. L'Éducation, véritable colonne vertébrale du pays, doit enfin et définitivement être au coeur des priorités. Si l'on veut vraiment bâtir ensemble le Gabon de demain.

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