Dans le dernier classement de la Banque africaine de développement, le Gabon s'impose une nouvelle fois comme la première économie industrielle de la zone Cémac. Avec un score de 0,6021 sur 1, le pays gagne 10 places et occupe, pour l'exercice 2025, la 12e place continentale (sur 54 pays africains). Tout en se hissant dans le quintile intermédiaire supérieur.
Il est aux côtés de la Guinée équatoriale (17e, 0,5767), du Cameroun (21e, 0,5547) et de la République du Congo (22e, 0,5540). Le Tchad, lui, figure parmi les dix économies les moins industrialisées du continent, avec un score de 0,4374.
Ce leadership gabonais n'est pas nouveau. Il tient en partie à la valeur ajoutée manufacturière par habitant, portée notamment par la Zone économique spéciale de Nkok et la transformation locale du bois et du manganèse. Mais le pays n'arrive pas à se débarrasser de ses propres limites : déficit énergétique chronique, accès restreint au financement pour les PME, dépendance persistante aux hydrocarbures, etc.
Pour la Cémac, le tableau reste préoccupant. La croissance régionale n'a atteint que 3 % en 2024, insuffisante pour réduire une pauvreté qui touche 37 % de la population. Le commerce intra-africain, à 14,4 %, reste l'un des plus faibles du continent. La sous-région dispose de ressources, mais elle manque encore de chaînes de valeur pour les transformer.
La principale surprise vient du Maroc qui a supplanté l'Afrique du Sud pour la première fois et est devenu la principale économie industrielle du continent. La BAD attribue ce changement à la montée en gamme industrielle soutenue du Maroc, à la diversification des exportations
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