À quelques semaines des vacances d’été, de nombreux Gabonais établis en France et dans d’autres pays d’Europe voient leur rêve de retrouver leurs proches au pays se heurter à une réalité devenue difficilement supportable : l’explosion des prix des billets d’avion. "Je viens d’essayer de faire une réservation sur Air France pour un Paris-Libreville, et le montant affiché est de 2 000 euros, soit près de 1,3 million de francs CFA", confie sur Meta un compatriote résidant dans l’Hexagone. Un témoignage qui revient avec insistance au sein de la diaspora gabonaise, où beaucoup dénoncent une situation devenue " catastrophique ".
Parmi les plus touchés figurent les étudiants. Faute de moyens, plusieurs d’entre eux renoncent déjà à passer leurs vacances auprès de leurs familles. D’autres cherchent des solutions alternatives, parfois au prix d’un véritable parcours du combattant.
" Je compte passer par le Cameroun puis prendre la voie terrestre parce que je tiens absolument à venir voir ma mère ", explique une jeune étudiante, complètement désemparée.
Cette hausse des tarifs s’explique notamment par l’augmentation du prix du kérosène, conséquence des tensions géopolitiques et de la guerre au Moyen-Orient. Une situation qui a déjà fragilisé plusieurs compagnies aériennes et contribué au retrait de certaines d’entre elles du marché gabonais. Mais le carburant n’est pas l’unique facteur. Les taxes aéroportuaires élevées et le faible niveau de concurrence sur certaines dessertes contribuent également à maintenir les prix à des niveaux particulièrement élevés. Face à cette situation, certains voyageurs envisagent désormais des itinéraires moins coûteux en transitant par le Sénégal ou le Cameroun, où les tarifs semblent plus abordables qu’au départ ou à destination de Libreville.
Pendant ce temps, les passagers continuent de payer le prix fort. Et pour de nombreuses familles, les retrouvailles tant espérées devront encore attendre.
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