De retour à la tête de BGFI Bank après son passage au gouvernement, Henri-Claude Oyima a, dans une récente interview à Jeune Afrique, mis en avant le succès ''populaire'' de l’introduction en bourse de BGFI Holding Corporation. En effet, l’opération a permis de lever 45 milliards de FCFA, avec plus de 7 600 souscripteurs issus de 24 pays, majoritairement des particuliers.
Malgré un taux de souscription limité à 36 %, le dirigeant relativise. Il rappelle que cette première phase ne visait pas à couvrir l’ensemble des besoins de financement du groupe. Une contrainte interne plafonnant les prises de participation à 0,5 % a notamment freiné l’entrée d’investisseurs institutionnels, dont l’arrivée est attendue lors d’une seconde phase d’ici à deux ans.
Au-delà du financement , l’opération marque un tournant pour la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), dont M. Oyima préside le conseil d'administration. La capitalisation flottante du marché a bondi à plus de 114 milliards de FCFA, consolidant son rôle dans le financement des entreprises de la zone Cémac, à en croire les explications d'Oyima.
Porté par le plan stratégique ''BGFI 2030'', le groupe entend renforcer ses positions au Gabon, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en RDC, tout en accélérant sa digitalisation. Des hausses de capital ont déjà été engagées dans certaines filiales, avec pour objectif d’accroître les capacités de financement locales.
Face à toutes ces avancées, BGFIBank vise désormais une présence dans au moins 15 pays à l’horizon 2030. Ceci avec de nouvelles implantations en Afrique et en Europe. Une ambition qui s’inscrit dans une logique d’internationalisation que le groupe assume fièrement. Sur un tout autre plan, national cette fois, Henri-Claude Oyima reste mesuré. Fidèle à son devoir de réserve après son passage au ministère de l’Économie, l'homme élude toute analyse détaillée de la conjoncture gabonaise, préférant rester focus sur la dimension internationale du groupe et la diversification de ses investisseurs.
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