Est-ce la fin du parcours du combattant pour ces femmes et hommes ayant servi l'État des décennies durant, et qui espèrent jouir pleinement de leurs pensions retraites ? À entendre les responsables du ministère de la Fonction publique longtemps critiqués pour les retards et autres lourdeurs dans l'examen des situations de ces compatriotes, il ressort que l'administration, par le truchement des directions centrales des Ressources humaines (DCRH) de chaque ministère – monte le dossier.
Celles-ci ont pour missions, entre autres, de réceptionner et de traiter les dossiers de chaque agent retraité, avant de le transmettre à la Fonction publique qui, elle, diligente vers la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF) des agents de l’État. C'est à l'issue de cette étape que la pension est versée le mois suivant, pour accompagner dignement l’agent admis à la retraite.
"Le nouveau circuit est désormais unique et tracé. L'agent remet ses pièces à sa DCRH qui constitue ensuite le dossier complet avant de le transmettre à la Fonction publique qui centralise, contrôle et relaie ledit dossier à la Caisse de pension et des prestations familiales (CPPF). Tout passe par ce guichet unique. L'agent n'a plus à se déplacer", a expliqué la ministre Laurence Ndong.
Cette orientation marque une rupture avec le passé où de nombreux agents administratifs partaient à la retraite sans perception immédiate de leur pension. Et cela s'est poursuivi jusqu'au mois de janvier 2026. Plusieurs agents mis à la retraite étant restés plusieurs mois sans revenus. La cause identifiée : des circuits administratifs éclatés, des pièces exigées au-delà du cadre réglementaire et l'absence d'un guichet unique de traitement.
Pour les autorités, cette situation est contraire au principe de dignité qui doit accompagner la fin de carrière d'un agent public. D'où justement la mise en place d'un nouveau cadre de gestion, centré sur l'anticipation et la centralisation. L'objectif est d'améliorer la protection sociale des agents publics et de sécuriser la fin de leur carrière.
Un délai de 15 jours (encore en cours) a été accordé pour recenser l'ensemble des agents concernés par la retraite au titre de l'année 2026. L'administration centrale veut disposer d'une base exhaustive et fiable des données pour traiter les dossiers sans rupture.
Sur ce, pour éviter tout blocage, les pièces exigées, au nombre de 4 sont : le diplôme, l'attestation de prise de service, l'attestation de présence au poste et l'attestation du supérieur hiérarchique. Les administrations sont tenues de ne plus solliciter de documents supplémentaires lorsque ces pièces sont produites.
Le principe de centralisation a ensuite été confirmé. "Nous ne voulons plus qu'un futur retraité fasse lui-même le tour des administrations".
Pour sécuriser ce nouveau processus, tous les arrêtés de mise à la retraite jusqu'au mois de décembre sont déjà signés. Et les états généraux des services des agents partis entre janvier et mars 2026 sont déjà disponibles. Pour la ministre Ndong, lorsque ces états existent, les administrations ne doivent plus demander de pièces non prévues.
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Elle informe que, à compter de ce mois de juillet, les dossiers seront traités chaque mois, sans retard. Cela, afin que chaque agent retraité perçoive sa pension dès le mois suivant après son départ.
Pour atteindre cet objectif, trois documents sont systématiquement remis à l'agent en voie de retraite. Il s'agit de l'état général des services, l'attestation de cessation définitive de paiement ainsi que l'attestation définitive de service. La détention de ces trois pièces rend le traitement du dossier immédiat au CPPF.
Cet engagement de l'État s'inscrit dans une volonté d'assainir la gestion de la retraite et de restaurer la confiance entre l'administration et ses agents.
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