L’activité économique au Gabon connaît un essor considérable. A en croire les projections macro-économiques de la Banque mondiale, la croissance du Gabon en 2026 devrait se situer à 3,7%, soit le meilleur taux de la sous-région aux côtés du Cameroun (3,7%) et devant ses voisins.
En effet, avec une situation budgétaire affaiblie en 2024 et la baisse des recettes tirées des matières premières et l’augmentation des dépenses ayant entraîné un déficit budgétaire régional de 1,3 % du PIB, les économies de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cémac) tendent à répartir à la hausse.
Pour soutenir cette dynamique, l’institution de Bretton Woods recommande aux États membres de la Cémac de renforcer la gouvernance et la gestion des finances publiques pour améliorer la transparence et l’efficacité des dépenses publiques, notamment en améliorant la passation des marchés, la gestion des investissements et la surveillance des entreprises publiques.
Il s’agit clairement d’investir dans le capital humain et les infrastructures productives, en augmentant et en ciblant mieux les dépenses consacrées à l’éducation, à la formation professionnelle, à la santé, à la protection sociale et aux infrastructures (énergie, transport, numérique).
Doté de richesses naturelles, le Gabon devra davantage améliorer la transparence et les contrôles dans les secteurs extractifs et stimuler la création de valeur ajoutée locale et d’emplois dans les secteurs de la foresterie, de l’agriculture et de la pêche.
Aussi, la Banque mondiale recommande de mobiliser des financements climatiques et plaider en faveur d’une compensation équitable pour les services climatiques mondiaux fournis par les forêts du bassin du Congo.
Acteur majeur dans la protection de l’environnement et de la biodiversité, le pays devra pour soutenir sa croissance promouvoir la diversification et la croissance durable du capital naturel renouvelable, notamment en soutenant l’écotourisme, l’agroforesterie, l’amélioration de la productivité agricole et les centres de recherche et d’innovation sur les plantes médicinales et d’autres richesses forestières. Dans son rapport, l’institution financière précise que les économies de la Cémac, en 2026, devrait connaître une progression globalement stable, mais modérée.
Conscient de la nécessité de ne plus s’appuyer uniquement sur les revenus du secteur pétrolier, elle rappelle l’importance du secteur minier qui pourrait bénéficier du lancement récent de l’exploitation du gisement de fer de Belinga ainsi que de la mise en valeur d’un nouveau site minier attendue à partir de 2026. Dans le même temps, la relance de plusieurs projets d’infrastructures et l’expansion du secteur des services devraient soutenir l’activité économique seraient de piste cyclable pour soutenir cette croissance de 3,7%.
En attendant l’actualisation des projections de croissance dont les résultats seront publiés d’ici le 13 avril prochain, Libreville étend poursuivre sur sa lancée afin d’améliorer ses performances.
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