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Société & Culture

SOS-Éducation : les raisons du durcissement !

L’assemblée générale de SOS-Éducation samedi, à Martine-Oulabou

Mais les montants des vacations, jugés dérisoires, ont eu pour effet de réveiller l'ire des acteurs de la craie. Réunis samedi écoulé, ils ont dit n'avoir pas apprécié ‘‘cette plaisanterie de mauvais goût’’. Optant ainsi pour le durcissement du ton.

Pour Marcel Libama, l’un des porte-voix du mouvement, “les commissions, c’est de l’enfumage”. Il estime que c'est le raccourci que prend un gouvernement lorsqu’il ne peut résoudre un problème.

Vu ainsi, il pense que les problèmes des enseignants ne trouveront des réponses favorables que du côté du palais Rénovation. “Le chef de l’État et du gouvernement est le seul qui détient le pouvoir de décision (...) Aucun ministre n’a été à la hauteur depuis plus de 17 ans que la situation des enseignants dure et n'a pas connu de changement”, a confié le syndicaliste, appelant à un arrêt des cours non négociable.

Même son de cloche du côté de Daniel Edgar Akoma Abeing, de SOS-Éducation, qui estime que le temps des discours est révolu. Ainsi, avant de prendre connaissance des derniers gestes du gouvernement, SOS-Éducation décidait de poursuivre son mouvement de grève. À la raison que les revendications des enseignants membres n'ont pas bougé d'un iota.

Quelle sera désormais sa position devant la nouvelle attitude du gouvernement qui a lâché du lest ? Le temps nous dira. Mais les revendications restent les mêmes : régularisation des situations administratives des enseignants en attente, avec effet solde ; affectation des sortants des écoles ; prise en compte des bénévoles et des confessionnels ; traitement de la situation des 900 enseignants des sciences. Sans omettre la prise en compte des primes de transport, de logement et d’éloignement.

Ce lundi 12, il ne devrait donc pas avoir cours dans les établissements publics et confessionnels.

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