Le 31 décembre 2025 au soir, le gouvernement a pris la décision de suspendre l'équipe nationale et de dissoudre tout le staff technique des Panthères du Gabon. Cette décision, semble-t-il radicale, vise, en réalité à mettre fin à un cycle de résultats jugés décevants et à reconstruire durablement le football gabonais sur des bases plus saines et une feuille de route précise.
Après cette décision, plusieurs compatriotes avaient crié, en réalité à tort, à l'ingérence de l'État, susceptible de coûter cher au Gabon avec, notamment, une suspension de toutes les équipes nationales aux compétitions organisées par la CAF et la FIFA. Voire un blocus financier de la part de Zurich. Mais qu'en est-il exactement ?
Le président de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), Pierre-Alain Mounguengui, qui est en contact permanent avec la FIFA et la CAF depuis le début de cette affaire, nous a fait comprendre d'entrée " qu'il n'y a aucune épée de Damoclès qui pèse sur la tête des Panthères".
Le patron de la Fégafoot explique pourquoi : "En vertu de ses compétences institutionnelles, le gouvernement a le devoir de veiller à la bonne gestion du football et au rayonnement du pays dans ce domaine, justifiant ainsi son intervention directe, notamment la suspension de la sélection nationale quand les résultats ne sont pas satisfaisants. Par conséquent, il n'y a pas immixtion du gouvernement, dès lors que les décisions prises ne portent pas atteinte aux statuts de la CAF et de la FIFA. Le sélectionneur et les membres de son staff sont les employés de l'État qui paie les salaires. Ils sont tout simplement mis à la disposition de la Fégafoot. L'État a tout simplement mis un terme au contrat le liant à ses employés. Maintenant nous allons nous réunir aujourd'hui pour mettre les formes dans la décision gouvernementale".
Pour rappel, en 2018, après l'élimination du Gabon au Burundi (1-1), pour le compte des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations "Égypte 2019", le gouvernement de l'époque avait suspendu la sélection nationale et limogé le staff technique dirigé par Daniel Cousin. Il n'y avait eu aucune sanction de la part de la FIFA. Encore moins de la CAF. En définitive, l'immixtion du gouvernement dans les affaires de la Fégafoot est le fait, entre autres, que les pouvoirs publics procèdent à la révocation ou la nomination de dirigeants fédéraux et la mise en place des commissions pour gérer la fédération à la place du bureau élu.
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