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Société & Culture

Santé au travail : plaidoyer pour les agents souffrant d'"affections longue durée"

Participants à l’atelier de sensibilisation sur la santé au travail

Les mutations du monde du travail, l'évolution des pathologies chroniques et l'augmentation du stress en milieu professionnel obligent désormais les pouvoirs publics à repenser les modèles des organisations d'agents des secteurs publics, privés et parapublics souffrant d'"affections longue durée" (ALD).

C'est dans cet objectif que s'est tenu, du 11 au 12 février 2026, à Libreville, à l'initiative du ministère des Affaires sociales via la direction générale du Bien-être, l'atelier de sensibilisation pour le plaidoyer sur l'institutionnalisation d'une "semaine de quatre jours" de travail à l'endroit de ces derniers. Une semaine de quatre jours est une "revendication politique et économique prônant une semaine de travail standard réduite à 4 jours au lieu de 5".

Les assises se sont penchées sur les "affections longue durée" très souvent rencontrées en milieu professionnel, tels les cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'insuffisance rénale, les maladies auto-immunes, etc. À cette occasion, la ministre des Affaire sociales, chargée de la Protection de l'Enfance et de la Femme, Dr Armande Longo-Moulengui, a soutenu que la santé, la sécurité au travail et le bien-être des employés sont des enjeux majeurs dans notre pays, et cela tant dans le secteur privé que dans l'administration publique. "L'amélioration des conditions de vie et de travail, en particulier pour les agents atteints d'une ALD, est une nécessité", a-t-elle indiqué.

À ce titre, il est crucial que les pouvoirs publics mettent en place des stratégies innovantes et adaptées, qui garantissent un environnement professionnel sain, tout en optimisant la productivité et l'épanouissement des travailleurs. Car, dans plusieurs secteurs d'activité, de nombreuses études ont établi un lien étroit entre les conditions de travail et la prévalence des affections longue durée" parmi les employés.

Si dans le secteur privé ce taux est plus élevé suite au stress permanent auquel les employés sont constamment confrontés, il n'en demeure pas moins que dans l'administration publique, plusieurs agents sont, parfois sans le savoir, porteurs d'une "affection longue durée" constituant un facteur limitant leur plein épanouissement professionnel.

Porte-étendard dudit plaidoyer, la direction générale du Bien-être a pour mission de concevoir, piloter, suivre et évaluer les politiques du gouvernement en matière de bien-être, notamment dans les composantes sociales, sanitaires, éducationnelle, culturelles, professionnelles et environnementales. Et aussi bien en milieux urbain et rural. La directrice générale du Bien-être, Rachelle Mindilou Paillat, a tenu à préciser que les "affections longue durée" ne signifient pas incapacité totale de travail, mais nécessitent tout simplement des aménagements raisonnables et durables.

Vu ainsi, l’institutionnalisation sollicitée d'"une semaine de quatre jours de travail" encadrée et réglementée apparaît comme une proposition de solution innovante, qui permettra de maintenir l'agent dans l'emploi, réduire la fatigue physique et psychologique, favoriser l’observation des traitements médicaux, préserver la productivité globale grâce à un meilleur équilibre entre santé et travail et adapter de nouveaux modes de travail flexibles.

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