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Sport

Paul Kessany face au chantier du sport gabonais

Paul KESSANY, ministre des sports

Cette nomination sonne donc comme un signal fort des autorités, qui attendent du nouveau ministre une refondation en profondeur du sport gabonais. Le défi est de taille. Les dysfonctionnements sont connus et persistants.

Parmi les urgences figure d’abord l’absence d’une politique sportive claire. Depuis plusieurs années, le sport national évolue sans vision structurée ni objectifs précis, rendant difficiles la planification et l’évaluation des performances. Paul Kessany devra impulser une stratégie cohérente, capable de définir des priorités et de créer un cadre durable de développement.

Autre obstacle majeur : le manque criant d’infrastructures sportives. La rareté et la vétusté des installations freinent la préparation des athlètes et la compétitivité des équipes nationales. La construction, la réhabilitation et l’entretien d’équipements adaptés apparaissent comme un préalable indispensable à toute ambition sportive.

À cela s’ajoute l’absence de championnats réguliers, notamment dans le football. La suspension ou l’irrégularité des compétitions nationales entrave la détection des talents et fragilise l’écosystème sportif local. La relance des championnats, en particulier celui de la montée en deuxième division (D2), est attendue comme un levier essentiel pour redynamiser la pratique sportive et offrir une visibilité aux jeunes talents.

Conscient de ces enjeux, Paul Kessany a déjà esquissé certaines pistes de solutions. Le programme JET 2025, axé sur la jeunesse et la détection des talents, figure parmi les priorités annoncées.

Mais au-delà des intentions, le nouveau ministre est désormais attendu sur sa capacité à traduire ces projets en actions concrètes.

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