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Sport

Darneau Essia Ndong : ''Le football gabonais n'est pas condamné à l'échec"

Darneau Essia Ndong, candidat à la présidence de la Fégafoot

L'Union. Vous avez fait une déclaration le 3 janvier dernier, au cours de laquelle vous avez annoncé votre candidature à la présidence de la Fégafoot. Pourquoi vous lancez-vous dans une aventure aussi difficile ?

-Darneau Essia Ndong : ''Justement, parce que c’est difficile. Parce que notre football est dans une impasse, et que si ceux qui veulent vraiment changer les choses ne s’engagent pas maintenant, qui le fera ? Ma motivation est claire : mettre mon énergie, mes compétences et ma vision au service du football gabonais. C’est un engagement de coeur, mais aussi de responsabilité.

Qu’est-ce qui vous pousse à croire que vous pouvez changer les choses ?

-Parce que je crois en la force du collectif, en la rigueur et en la capacité de notre pays à se relever quand les bonnes conditions sont réunies. Le football gabonais n’est pas condamné à l’échec. Il a été abandonné par le système. Moi, je veux remettre l’humain, le travail, et la vision au coeur du jeu.

Certains vous trouvent trop jeune pour un poste aussi stratégique.

Je comprends cette remarque. Mais l’âge n’est pas une faiblesse quand il est accompagné d’une vision claire, d’une rigueur de travail et d’une capacité à s’entourer. Je représente une génération qui ne veut plus attendre son tour pendant que le football recule. Je ne suis pas là pour faire joli. Je suis là pour faire bouger les lignes. 

Vous n’avez jamais dirigé de fédération. En quoi êtes-vous légitime pour cette responsabilité ?

-C’est vrai ! Mais ceux qui l’ont dirigée depuis des années, avec de l’expérience, nous ont menés à la situation actuelle. Je crois qu’il faut des idées neuves, une capacité de gestion moderne, une approche participative et professionnelle. Je m’appuie sur une équipe compétente et engagée. Ce n’est pas un projet d’amateur, c’est un projet collectif sérieux. Mon équipe rassemble des experts du football, de la finance, de la communication et du développement sportif. Ensemble, nous avons toutes les cartes en main.

Comment comptez-vous vous imposer face aux "poids lourds" du milieu ?

-Je ne viens pas m’imposer par la force. Je viens avec des idées, de la transparence et un projet qui parle aux vrais acteurs de terrain. Ceux qui vivent les difficultés au quotidien. Je ne suis pas en guerre contre des "poids lourds", je suis en marche avec ceux qui veulent sortir de l’immobilisme. Si le projet est sérieux, il sera soutenu.

Quelles sont les principales résistances auxquelles vous vous attendez ?

-Les habitudes. Le clientélisme. Les intérêts privés qui prennent le pas sur l’intérêt général. Le refus du changement. Mais je suis prêt. Nous allons convaincre avec calme, respect et fermeté. Nous allons déranger, oui. Mais c’est le signe qu’on touche aux vrais problèmes.

Comment comptez-vous redonner confiance aux acteurs du football ?

-En les impliquant. En écoutant. En respectant leurs réalités. Et, surtout, en rendant des comptes régulièrement. La fédération ne sera plus un bunker fermé. Elle sera une maison ouverte. Et les décisions seront prises avec, et non contre, les acteurs de terrain.

Votre mot de fin ...

-Le changement commence par le courage d’y croire. L’indifférence et le cynisme font autant de mal que les mauvaises gestions. Mais je peux garantir que rien ne sera laissé au hasard. Et que chaque action sera guidée par une seule chose : l’intérêt du football gabonais.

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