Exhibition et sexualisation des corps, langage et propos obscènes, mise en scène de l'intimité, détournement de la culture : la morale semble bien en souffrance dans notre pays.
Le bon sens devient la chose la plus recherchée dans la vie courante et, surtout, sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, TikTok, WhatsApp, il ne se passe plus un jour sans qu'une atteinte aux moeurs ne revienne sous différentes formes.
La population gabonaise est de plus en plus exposée à des situations de violation des bonnes moeurs, bafouant ainsi les valeurs morales qui définissent la vie en société. Et pourtant la loi existe. Au Gabon, les atteintes aux bonnes moeurs sont encadrées par le Code pénal, notamment la loi n°006/2020 en son article 212, qui prévoit des sanctions y relatives. Mais sur le terrain, rien n'est fait de manière générale.
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Sur les réseaux sociaux, le quotidien est meublé de photos et vidéos en tenues trop dénudées avec poses suggestives, des lives avec injures ou propos sexuels crus, des clashs où l'on parle de l'intimité d'autrui sans filtre. Des mineurs qui reprennent des danses et codes d'adultes, tandis que des parodies de rites et de danses traditionnelles présentées de manière vulgaire heurtent la mémoire collective.
Dans le domaine artistique, les choses ne vont guère mieux. La musique, qui devrait adoucir les moeurs, les corrompt. Des musiciens font l'apologie de la débauche sexuelle à travers des sonorités aux lyrics d'une vulgarité sans nom, sans parler des danses obscènes de certains clips vidéo, et des artistes qui se présentent sur scène dans des tenues osées. À côté, des caricaturistes qui, au nom de la satire, présentent au monde des dessins vulgairement réalisés.
Il est temps que les autorités se penchent sérieusement sur cette question d'atteintes aux moeurs sans attendre un dérapage public. S'exprimer, se divertir ne devrait jamais signifier heurter les moeurs.
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