Près de trois semaines après la session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), tenue le 16 septembre dernier à Port-Gentil, l'audience solennelle de rentrée judiciaire pour l'année 2026-2027 a eu lieu hier en présence du chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, président du CMS. Tout ou presque a été dit au cours de cette circonstance.
Mais au-delà des discours, l'opinion attend assurément les suites que la justice donnera à trois grands dossiers concernant Alain-Claude Bilie-By-Nze, l'affaire des amendes et des débets mise au grand jour par la Cour des comptes, et l'appel des magistrats révoqués ou suspendus. Ainsi, l'ancien Premier ministre est incarcéré depuis le jeudi 16 avril dernier, pour une affaire présumée d'abus de confiance. L'épilogue de ce dossier est d'autant plus attendu que certains le lient à un problème politique. Ce que dément la juridiction compétente, qui soutient qu'il s'agit bien d'une affaire de droit commun.
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S'agissant des anciennes créances de l'État, elles ont donc été révélées le mois dernier par l'institution en charge du contrôle des finances publiques, alors présidée par Alex Euv Moutsiangou. Elles se chiffrent à 1 700 milliards de FCFA et concernent 600 débiteurs identifiés. En ce sens, le 7 septembre dernier, le président de la République avait accordé un délai de 30 jours aux intéressés pour procéder au remboursement des sommes dues. C'est-à-dire jusqu'à demain, mercredi 7 octobre 2026. À l’expiration de cette période, les dossiers n’ayant pas été régularisés pourraient donner lieu à des poursuites judiciaires.
D'où l'intérêt de cette affaire qui intervient dans un contexte où les gouvernants veulent renforcer les mécanismes de contrôle, de responsabilité et de récupération des créances de l’État. Sachant que 1 milliard équivaut à 1 000 millions de FCFA, l'opinion attend de voir ce qu'il adviendrait de ce qui s'apparente à un crime financier contre le pays. Pour rappel, la Cour des comptes est le gendarme financier de l'État.
Enfin, le dossier des magistrats radiés ou suspendus ayant fait appel devant le Conseil d'État. Les concernés devront là également être en attente de l'issue finale de leur sort. Ce sont donc trois affaires brûlantes qui seront scrutées tout au long de cette année judiciaire.
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