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Fête des cultures : "Ça, c'est du boycott", la colère d’Espoir la Tigresse en plein show

Prestation d’Espoir la Tigresse.

Ce qui devait être un moment de fête s’est transformé en malaise. Lors de la 15e édition de la Fête des cultures, l’artiste Espoir la Tigresse a interrompu sa prestation en plein milieu, dénonçant un "boycott". Les images, devenues virales sur TikTok et Facebook, montrent une scène d’incompréhension et de tension entre l’artiste et la régie.

Vêtue d’une tenue blanche et d’une coiffure traditionnelle, Espoir la Tigresse monte sur scène entourée de ses danseurs. L’ambiance est électrique, le public répond présent. Mais quelques minutes après le début, la musique coupe. Visiblement surprise, l’artiste interpelle le DJ.

Puis, face à l’absence de son, elle lâche devant le micro : "Espoir ne couchera avec aucun homme pour avancer. Ça, c'est du boycott, mon manager était là depuis 15 heures déposer le son". La gêne est palpable. Pendant de longues secondes, la scène reste dans le flou, entre incident technique et incompréhension.

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Pointé du doigt sur les réseaux sociaux, le Comité d'organisation explique dans un communiqué que le temps de prestation des artistes avait été réduit en raison du retard accusé au démarrage. Mais les internautes rejettent cette explication jugée fallacieuse. D'autant que l'artiste n'avait pas été informée. Pis, Prosper Nze, un autre artiste invité, a expliqué sur Facebook l'humiliation dont il a été victime. Selon ses mots, personne ne s'est occupé de lui à son arrivée. Et il est reparti sans monter sur scène. C'est grave ! Rien ne garantit que d'autres artistes n'aient été tout aussi maltraités par ledit comité.

Au-delà de l’émotion, ces faits révèlent les failles d’organisation de cette 15e édition.

Manque de coordination. Comment le son d’un artiste invité par le ministère de la Culture peut-il "ne pas passer" alors que son manager l’a déposé 8 heures plus tôt ? Où étaient le régisseur général et la balance de pré-show ? Manque de respect pour l’artiste. Couper le son sans prévenir, sans fondu, sans explication, c’est humilier un artiste devant des milliers de personnes. Espoir la Tigresse n’a pas crié au boycott par caprice, mais par frustration. Et qui était chargé de recevoir les artistes invités ? Faire déplacer Prosper Nze d'Oyem pour le traiter ainsi est-il acceptable ?

La Fête des cultures est censée être la vitrine du talent gabonais. Elle est financée par l’État et portée par le ministère de la Culture. Et non par ces individus cachés dans l'ombre et qui en veulent au succès des autres. Il est temps de mettre de côté ceux qui estiment que les artistes doivent leur faire des courbettes pour monter sur scène ! Cet incident ternit l’image de l’événement. Le comité d'organisation doit plus que des excuses. Il doit des explications. La culture gabonaise mérite mieux que des aigris !

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