Aller au contenu principal
Société & Culture

Fête des cultures : trois jours pour raviver la flamme

Alexandre Barro Chambrier et Ulrich Kessany à la fête des cultures

L'acte 1 de la Fête des cultures, dans sa 15e édition, a eu lieu hier. Avenue Jean Paul II. Et ils n’ont pas attendu le coup d’envoi o  - ciel, qu'ils donnaient déjà à voir du rythme, de la couleur et de l’ambiance. Laissant deviner ce à quoi s’attendre durant ces trois jours de festivités culturelles.

En tout cas, les groupes composant la parade culturelle étaient déjà en rang serré, avec, très en vue, la communauté sénégalaise dont les grands boubous , les boucles d’oreilles colorées et les diadèmes attiraient déjà les regards. Mais de quoi est faite cette 15e édition de la Fête des cultures ? Pour y répondre, un petit tour des stands et des "zones" s’est imposé. Et, à chaque pas, quelque chose attire le regard.

Ici, des guerriers, lance dans une main, bouclier dans l’autre, plumes sur la tête, semblent monter la garde à l’entrée de la porte de la fête.

Plus loin, une torche trône devant le stand du groupe Ngo-tang Ekwata, qui se revendique du G1, entendez la province de l’Estuaire, comme pour éclairer les visiteurs de sa lumière.

Un peu partout, les artisans répartis par province étalent leur savoir-faire. Il y a aussi la rue des saveurs, celle des artisans, le village des enfants et les pavillons des neuf provinces.

Mais avant d’avoir fait le tour, il est 15h45 lorsque le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, arrive sur les lieux. Si nombreux ont déjà pris de l’avance, son arrivée sonne cependant le début officiel de cette 15e édition.

--

À lire aussi : Foire commerciale : un bilan satisfaisant

--

Et voilà la parade qui s’ébranle. D’abord les instruments de musique, avec la corne dans laquelle souffle un jeune homme. Puis la torche indigène qui suit son appel. Le "Mukoudji" (danseur sur des échasses) entre en scène, suivi de la harpe et du mvett, qui conte les exploits des héros. Les balafons annoncent les différentes danses du Gabon : l’Ivanga exécutée par de jeunes femmes, le Ndjobi, le Bwiti, le babougui, l’ikokou… Le Cirque de l’Équateur est de sortie. Le mukukwè aussi, en plein jour.

Puis vient l’invité d’honneur. Le Sénégal entre dans la danse, ses femmes en boubous, ses hommes faisant résonner leurs instruments. Et pour clore la parade, les lutteurs sénégalais, aux gabarits imposants et athlétiques, font la démonstration de leur puissance. El Hadj Diouf, double Ballon d’or africain, remet ensuite un maillot de football au vice-président de la République.

Les Djoula, vendeurs sénégalais portant des calebasses sur la tête, rappellent à leur manière le sens de l’hospitalité et viennent partager une partie de l’âme culturelle sénégalaise. Après 8 ans d’absence, les officiels peuvent enfin dire ce que représente ce rendez-vous né en 1997. Du maire de Libreville, Eugène Mba, au ministre du Rayonnement culturel, Paul-Ulrich Kessany, un même message : la Fête des cultures doit vivre et surtout continuer à transmettre.

Arrive enfin la torche indigène – portée par les chefs traditionnels dans leurs beaux atours blancs immaculés, elle est remise au vice-président de la République, avec la promesse de rester à leurs côtés. Alexandre Barro Chambrier la transmet au ministre du Rayonnement culturel qui la dépose ensuite auprès du gardien du Mbandja. La flamme est désormais allumée. Elle brillera trois jours durant, comme pour rappeler que les cultures, elles aussi, doivent continuer de brûler et de se transmettre. La visite des stands a été, hier, l'ultime étape des manifestations officielles. Et les visiteurs étaient désormais libres d’aller à la découverte de toute la diversité exposée à leur guise.

random pub

https://www.union.sonapresse.com/form/contact
L'Union 50 Ans
Sodipresse - Votre distributeur de presse
image
Logo