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Société & Culture

Fête des cultures : le grand retour

Un chanteur du Mvet ayant captivé l’attention des fans lors de la 14e édition de la Fête des cultures 2018

En mai 1997, Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, crée la Fête des cultures (FDC) avec pour principe directeur : valoriser les expressions culturelles du Gabon, et devient, sur décision du président Omar Bongo Ondimba, une célébration nationale. Au fil des années, elle va réunir, des jours durant, les différentes expressions culturelles du Gabon dans ce qu'elles ont de spécificité. Donnant ainsi aux arts, à la gastronomie, à l'artisanat et aux danses locales une tribune pour se donner à voir et à apprécier culturellement de plus près.

L'aventure a tenu tant bien que mal, gardant vissé au corps son objectif de départ. Nombreux se souviennent notamment de l'édition 1998, où différentes communautés culturelles d'ici et d'ailleurs s'étaient retrouvées dans une procession géante partant du carrefour Rio, à la tribune officielle du Bord de mer, en passant par Cosmopark, Akébé-Ville, Nombakélé, devant l'"Hôpital général"…

Puis la FDC va connaître un temps de décentralisation. L'on se souvient qu'elle a fait ''escale'' à Franceville dans les années 2004-2005. Elle a aussi connu des arrêts du fait de suspension budgétaire. Mais sa mise en sommeil interviendra après la 14e édition en 2018. Mais, alors que des discussions pour relancer l'événement pointaient en 2020, le Covid 19 va passer par là avec la restriction sur les rassemblements qui rendaient son organisation impossible.

Comme un roseau qui ploie sans rompre, elle revient bien droite dans ses bottes. Preuve, elle s'ouvre dès demain jusqu'au 23 août 2026. Et cette version, célébrée sous le thème, "Réappropriation de nos valeurs culturelles", fait du Sénégal le pays invité d'honneur.

Le Gabon ira alors, grâce à ce pont culturel, à la rencontre des traditions du pays de Léopold Sédar Senghor, pour dialoguer avec elles. Un dialogue culturel que permettront notamment les arts, la danse et autres gastronomies.

Mais le Sénégal n'est pas la seule galette à déguster pour cette édition. L'on peut aussi lire sur la page Facebook dédiée, que les artistes Laurianne Ekondo, Axel Agambouet, Amandine, Mass, Lamalgame, Secta'a, Koba, Tommy, Shan'l , Big Row, Général Itachi, F.A.N.G , Latchow, Delpega, Princesse 12, Espoir la Tigresse…, seront de la partie.

Sans oublier artisans, associations et communautés qui, autour des langues, des danses, de la gastronomie, des rites et des patrimoines immatériels, qui composent l'identité gabonaise, se donneront à déguster.

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Mais pourquoi, pour qui et surtout comment une Fête des cultures ? En fait, la FDC entend replacer la tradition et le patrimoine immatériel au centre de la cohésion nationale. Elle renoue avec les racines et lutte assurément – font remarquer de nombreux observateurs – contre l'oubli face à la mondialisation.

Au-delà, il n’y a pas mieux qu'un rendez-vous culturel de cet acabit pour renforcer la cohésion sociale entre toutes les communautés du pays. Pour faire de la culture et de l'artisanat des vrais moteurs de développement, et permettre aux artistes de vivre de leur art. La Fête des cultures est le rendez-vous tout trouvé !

Sans oublier que les jeunes et les enfants pourraient être initiés aux contes, à la peinture et à la danse. Et le grand public n'est pas en reste, en ce qu'il pourra profiter du programme dans son entièreté.

Est-ce ici que l'on souhaite à ce rendez-vous de ne plus jamais quitter la scène ? Quoi qu'il en soit, l'Avenue Jean-Paul II s'apprête à accueillir ses milliers de convives. Et quoi d'autre, sinon que la fête soit belle !

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