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Chroniques

[La Semaine] - En attendant SUEZ...

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

L'Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a soufflé sa première bougie hier. Pour la circonstance, plusieurs manifestations ont été programmées pour célébrer avec faste cet anniversaire du parti créé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, et dont l'assemblée constitutive a eu lieu le 05 juillet 2025. Parmi les festivités, ce grand rendez-vous à la Cité de la Démocratie (lire par ailleurs).

C'est là l'un des principaux évènements enregistrés tout au long de la semaine écoulée, particulièrement marquée par le fonctionnement de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). Sans oublier la clôture de la première session ordinaire du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) désormais en vacances.

S'agissant justement du Parlement, on retiendra que la session qui s'est achevée le 30 juin 2026 dernier, jour ouvrable dudit mois, a été sanctionnée par l'adoption de plus d'une quinzaine de textes de lois dont la loi de finances rectificative 2026. Tout comme, en ce qui concerne la Chambre des députés, une séance de "Questions orales au gouvernement" ; le Débat d'orientation budgétaire (DOB) (qui a également eu lieu au Sénat), etc.

À l'Assemblée nationale, ce DOB a manifestement inspiré certains députés qui n'ont pas manqué d'attirer l'attention des ministres financiers quant aux inquiétudes suscitées par le mauvais état de nos finances publiques, surtout à cause d'une dette préoccupante. Au moment où le pays négocie toujours avec le Fonds monétaire international (FMI). D'aucuns exigent même la transparence sur l'audit de la dette du Gabon...

Autre sujet ayant marqué l'actualité au cours de la semaine écoulée, la situation de la SEEG, surtout la crise de l'eau qui a dominé l'agenda social du gouvernement. Mais avant tout, notons cet échange direct entre le chef de l'État et le personnel de la SEEG, à la demande du syndicat de cette entreprise qui détient le monopole dans le secteur de l'eau et de l'énergie dans notre pays.

Cette rencontre entre le numéro un gabonais et les agents de la SEEG a été riche en enseignements. De ce point de vue, elle a permis aux uns et aux autres, le chef de l'Etat compris, de mieux cerner la situation réelle de cette société. Aussi bien sur les réseaux mafieux qui y règnent, que sur les problèmes techniques auxquels elle fait face. De même, sans doute un détail, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a eu l'occasion de retrouver un ancien condisciple de "la Seconde en Terminale à Port-Gentil", devenu cadre à la SEEG, qui lui a dit sa vérité sur les problèmes de la société...

Toujours sur la SEEG, la décision du gouvernement d'interdire aux opérateurs privés de commercialiser l'eau sur toute l'étendue du territoire national. Octroyant ce service de manière exclusive aux Forces de défense et de sécurité. Une mesure qui a fait grincer des dents au sein de la population, preuve que l'activité, des opérateurs privés était tout simplement un mal nécessaire, l'Etat et la SEEG, ayant montré des limites face à la crise de l'eau.

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En tout cas, le gouvernement a fini par entendre raison. Il a réhabilité les opérateurs privés, tout en décidant de réguler ce commerce. Mesure salutaire : la baisse drastique des coûts de la cuve d'eau. Un véritable soulagement pour les populations.

En attendant l'expertise du groupe français SUEZ International. Une expertise attendue dans le cadre d'un partenariat qui vaut plus de 100 millards de F CFA. Et sur lequel les plus hautes autorités fondent beaucoup d'espoir. Les populations, quant à elles, espèrent avec patience. Dans tous les cas, elles n'ont pas le choix.

Croisons les doigts pour que la collaboration entre militaires et privés face à la crise de l'eau se passe bien.

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