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Société & Culture

Crise de l'éducation le gouvernement, la carotte et le bâton ?

Hermann Immongault, vice-président du gouvernement gabonais et Sos éducation

Alors que le collectif "SOS Éducation" a décidé, à l’issue de son assemblée générale du samedi 31 janvier, de poursuivre le mouvement de grève, le gouvernement a, tard dans la nuit de samedi, durci sa réponse via le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, qui a annoncé le déploiement, dès ce lundi 2 février 2026, d’une mission d’inspection générale dans les établissements scolaires publics afin de contrôler l’effectivité de la reprise normale des cours sur l’ensemble du territoire national.

Cette opération, conduite par l’Inspection générale des services à la demande de la Commission de suivi et d’évaluation, s’inscrit dans une volonté affichée de garantir la continuité du service public de l’Éducation et de préserver le droit à l’instruction des élèves. Les autorités indiquent qu’elle intervient dans un contexte de reprise progressive des cours, avec un taux de fréquentation oscillant actuellement entre 5 et 30 % selon les localités.

Dans ce communiqué, le ministère réaffirme la détermination du gouvernement à respecter les engagements contenus dans le protocole d’accord signé avec les partenaires sociaux, dans l’optique de revaloriser la profession enseignante et de redonner toute sa dignité au corps éducatif. En ce mois de février, l’Exécutif se veut résolument tourné vers des actions concrètes.

Or la paralysie observée affecte notre système éducatif. Pourtant, réellement préoccupé par cette situation et au regard des revendications légitimes des enseignants, le gouvernement a, sur instructions du président de la République, mis en place une Commission interministérielle tripartite : Fonction publique, Éducation nationale, Budget et partenaires sociaux. Ensemble, ils ont mené des réflexions sur les modalités de mise en oeuvre des revendications des enseignants.

Coordonnée par le vice-président du gouvernement, la Commission interministérielle a examiné le cahier des charges portant principalement sur des revendications d'ordre administratif, financier et professionnel. Un dialogue inclusif a été ouvert, assorti de la mise en place de plusieurs cadres de concertation.

Les principales revendications exprimées par les partenaires sociaux et le collectif des enseignants se sont articulées autour des axes suivants : la régularisation intégrale des situations administratives et financières des personnels enseignants, le paiement des vacations dues et l'amélioration des conditions de travail.

Les travaux menés ont permis d'aboutir à des décisions et mesures concrètes, notamment en matière de régularisation des situations administratives . Ces mesures, conformément au protocole d'accord signé entre les parties, feront l'objet d'une mise en oeuvre progressive à compter de la fin du mois de février 2026 et seront étendues, conformément aux orientations du gouvernement, à l'ensemble des agents publics concernés, soit 12 000 fonctionnaires pour cette année 2026 à raison de 2000 pour le ministère de la Santé et 6 000 pour le reste des départements ministériels.

Malgré ces avancées, certains enseignants ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève. Le gouvernement rappelle que l'avenir de nos enfants ne saurait être pris en otage par une frange d'enseignants, soit un peu plus de 900 mobilisés à travers le pays sur 27 000 que compte le ministère de l'Éducation nationale.

Le gouvernement s'en tient à ses engagements et rappelle que la fin du mois de février sera l'occasion de les voir traduits en actes concrets.

Hier, plusieurs parent s d'élèves et quelques syndiqués rencontrés dans le cadre d'un micro-trottoir, ont exprimé leur indignation, craignant pour l'avenir des enfants

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