Réunis en assemblée générale le samedi 7 mars 2026, les membres du bureau de l'Union du peule gabonais (UPG) ont procédé à la mise en place de la commission ad'hoc appelée à rassembler les électeurs avant la tenue du congrès de ce parti d'opposition naguère très en vue.
En effet, après le décès du président Mathieu Mboumba Nziengui le 4 août 2025, et l'annulation du projet de fusion-absorption, le parti, qui a connu un bouleversement dans son fonctionnement, tente de repartir d'un bon pied. Ainsi, la rencontre du samedi vise-t-elle à mettre en place des mécanismes à même de sortir le parti de la phase d'hibernation politique dans laquelle il est plongé.
Pour le secrétaire général Aleck Nziengui, la mise en place de cette commission est l'étape initiale qui permettra de redonner à ce parti son rayonnement d'antan.
“Nous avons mis l'ancien fichier à plat, étant devenu caduc. Nous avons sorti une nouvelle fiche d'adhésion contenant une photo et le NIP. Pour cela, nous comptons lancer nos activités en allant dans tous les coins du pays remobiliser nos militants que nous invitons par la même occasion à participer avec nous à la préparation de notre congrès politique”, a déclaré le secrétaire général.
Pour sa part, le coordonnateur général, Roger Mouloungui, souligne que l'enjeu est de taille au regard de l'évolution du contexte politique.
"Aujourd'hui, les nouvelles dispositions de la loi sur les partis politiques exigent la refonte du fichier des militants, qui doivent désormais être enregistrés à travers les données gérées par le ministère de l'Intérieur via les NIP. Il s'agit d'un élément essentiel pour le suivi des partis politiques, afin d'éviter qu'ils ne perdent leur identité juridique et ne disparaissent. Nous pensons donc qu'il faut agir rapidement, tout en respectant le cadre légal permettant de restaurer le fonctionnement régulier et harmonieux d'un parti politique comme le nôtre, l'UPG dont l'histoire parle d'elle-même", a-t-il expliqué.
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