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Politique

PDG : nouvelle escalade de la crise

Ali Bongo Ondimba, ancien président du Gabon

Le directoire du Parti démocratique gabonais (PDG) n'a toujours pas officiellement réagi à la "mise en demeure avant poursuites judiciaires" que lui a adressée, par voie d'huissier, le 20 février dernier, Ali Bongo Ondimba en sa qualité de "président légitime du PDG".

Ce dernier, quelque peu en retrait de la vie de cette formation politique depuis plus de deux ans, semble de retour dans la danse depuis la capitale française où il réside actuellement. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne s'est pas montré particulièrement tendre à l'égard du président du PDG, Blaise Louembe, et de la secrétaire générale, Angélique Ngoma. En les accusant notamment d'avoir "orchestré un coup de force interne le 7 mars 2024 en violation flagrante des textes qui régissent le PDG". Et d'avoir sabordé, lors des dernières élections législatives et locales, les intérêts de leur famille politique au profit de ceux de l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), l'écurie présidentielle.

C'est dire que la crise qui secoue l'ancien parti au pouvoir depuis plusieurs mois n'est pas près de connaître son épilogue, surtout que celui qui se considère toujours comme le Distingué camarade président (DCP) du PDG menace de poursuites judiciaires Blaise Louembe et Angélique Ngoma. Au cas où ils ne démissionneraient pas immédiatement, dans les quinze jours suivant la réception de sa correspondance, de leurs fonctions. Tout en libérant les locaux et installations du PDG, de cesser d'utiliser les symboles, logo, dénomination ou références de cette formation politique, etc. En somme, Ali Bongo Ondimba est bien décidé à ne reculer devant rien pour "récupérer son parti", ce qui lui revient de droit.

Du côté des militants, c'est la circonspection totale. Face à cette escalade, l'hypothèse de la tenue d'un prochain congrès avant la commémoration du 58e anniversaire de leur formation politique le 12 mars prochain, comme l'envisageait Louis, s'avère de plus en plus improbable. Quand bien même certains préfèrent jouer la carte de l'apaisement en relativisant l'impact réel de cette sortie d'Ali Bongo Ondimba.

En tout cas, l'ambiance de cette célébration pourrait être plombée. Vu qu'elle devrait correspondre à l'expiration du délai de quinze jours fixé par Ali Bongo Ondimba.

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