Au troisième jour du congrès annuel de l'Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC) à Toronto, au Canada, le Gabon a franchi une étape significative dans sa quête de financements internationaux. Le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a rencontré David Wargo, manager général de SCP Resource Finance, banque d’investissement canadienne spécialisée dans le secteur extractif.
Cette dernière se déclare disposée à mobiliser des capitaux importants pour accompagner l’exploration et la valorisation du potentiel minier gabonais.
La condition posée par le financier est claire : les projets présentés devront être "clairement définis et structurés". Une exigence qui renvoie la balle dans le camp des autorités de Libreville, désormais appelées à traduire leur riche potentiel géologique en dossiers bancables, répondant aux standards internationaux de faisabilité technique et juridique.
Pour convaincre, le ministre a déroulé l’argumentaire gabonais : stabilité politique en Afrique centrale, Code minier attractif et sécurisation juridique des investissements. Surtout, il a mis en avant des ressources stratégiques; manganèse (dont le pays est le 2e producteur mondial), fer, or, terres rares, uranium, dont 70 % des gisements identifiés restent inexploités.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans la stratégie du gouvernement, vise à faire passer la contribution du secteur minier de 6 % à 25 % du PIB d’ici à 2030. Mais pour transformer l’essai, le Gabon devra désormais prouver sa capacité à présenter des opportunités d’investissements matures, seules à même de déclencher les financements promis par les grands acteurs de la place de Toronto.
random pub
