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Faits divers & Justice

Bitam : les présumés assassins du vieux Opwè Ndong incarcérés à Oyem

Les présumés assassins de Michel Archange Opwè Ndong incarcérés à la prison d’Oyem.

Beh Oto'o alias "Souci", Ebang Mvé alias "Tino" et Ebang Ondo alias "Cécé" ont été déférés, mardi dernier, devant le procureur de la République d'Oyem, qui les a placés sous mandat de dépôt à la prison centrale. "Tino", selon plusieurs sources, y a déjà séjourné pour d'autres affaires.

Les trois Gabonais, âgés d'à peine 20 ans, sont soupçonnés d'avoir tué, le 9 octobre, l'octogénaire Michel Archange Opwè Ndong à son domicile d'Onône Obere, à Medoumou, dans le Ntem (L'Union du 17 octobre 2026).

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Le jour du drame, après avoir tué leur victime, ils auraient emporté 600 000 FCFA en espèces, un téléphone contenant 150 000 F CFA de crédit Airtel Money et deux fusils de chasse. Ils devront répondre de leurs actes devant la juridiction compétente.

LE DRAME DE TROP •

Ce fait divers, qui défraie la chronique à Bitam, aurait pu n'être qu'un drame isolé. Mais voilà : il est le symptôme d'un mal plus profond qui ronge nos villages. Jadis sanctuaire où l'on envoyait l'enfant difficile pour être redressé par les anciens, le village est devenu refuge de la délinquance.

À Medoumou, les mis en cause étaient connus pour vols et intimidations, dans le silence coupable de leurs géniteurs. On couvre, on minimise : "Il va changer". Jusqu'à l'irréparable.

Comment en est-on arrivé là ? D'abord, la drogue a remplacé la houe. Dans le Ntem, cannabis, "caillou" et Tramadol se vendent à 500 FCFA la dose, près des écoles, avec les liqueurs en sachet à 100 FCFA.

Ensuite, l'école et les parents ont démissionné. Le décrochage est devenu la norme. À 14 ans, on n'est plus à l'école, ni au champ. On traîne. Par peur, plus personne n'ose corriger, confondant droits de l'enfant et laxisme.

Résultat : une jeunesse oisive et droguée, qui ne craint ni Dieu, ni les anciens, ni la prison, capable de tuer pour un code Airtel Money. Medoumou n'est pas une exception, c'est tout le Gabon rural. Il faut que chefs, parents et gendarmes cessent de se regarder en chiens de faïence. Dénoncer avant de pleurer, corriger avant d'enterrer.

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