Près de 3 000 élèves, seulement 17 salles de classe et un déficit d’enseignants : le Lycée public Aubin-Georges-Modjeckou de Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué, fait face à d’importantes difficultés qui perturbent la régularité des enseignements.
Initialement conçu pour accueillir un CES, l’établissement compte aujourd’hui 51 divisions pédagogiques. À cette surcharge s’ajoute le manque de professeurs dans plusieurs disciplines importantes, notamment le français, les mathématiques, l’histoire-géographie et les sciences physiques.
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Selon le proviseur, Jean Moïse Ogoula, l'établissement dispose de 58 enseignants sur au moins 68 nécessaires pour couvrir les besoins. Face à cette situation, l’administration privilégie les classes d’examen au détriment des autres niveaux. Au grand désarroi des parents.
"Mon enfant est passé en classe supérieure sans avoir suivi de cours de français l’année dernière.Comment fera-t-elle cette année ?", s’inquiète Odile B. Au-delà des conséquences scolaires, l’oisiveté chez certains élèves inquiète également. Pour Belanove, jeune opérateur économique, le manque d’encadrement peut favoriser l’exposition des jeunes à des comportements à risque, notamment la consommation des drogues.
Si la gratuité de l’écolage constitue un soulagement pour les familles modestes, les difficultés du Lycée Aubin-Georges-Modjeckou rappellent qu’elle doit s’accompagner de moyens humains et matériels suffisants pour garantir un enseignement de qualité.
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