Sous l'initiative du Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, un centre de dépistage du cancer féminin a été installé au sein du ministère dans le cadre d'Octobre Rose. Depuis hier, le dispositif est opérationnel et ouvert a l'ensemble des agents publics, tous secteurs confondus.
Une délocalisation du soin au plus près des agents. Pour le Dr Line Silat Tano-Ndzouba, cancérologue, mobilisée sur le site, "l'initiative répond a un enjeu de santé publique majeur. Le ministère a mis en place tout un arsenal pour accueillir les femmes dans les meilleures conditions, dans le respect du secret médical", explique-t-elle. Un dispositif complet qui permet le dépistage du sein et du col de l'utérus sans parcours hospitalier complexe.
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Des les premières heures, le centre a accueilli des agentes issues de différentes administrations. Parmi elles, trois femmes de confession musulmane, un signal fort qui montre que le tabou recule. Autre évolution notable, l'implication des hommes. Des hommes ont accompagné leurs épouses et ont pu se faire palper les seins et les testicules, souligne la cancérologue.
De l'autre cote de la salle d'examen, le dispositif a déja convaincu. Gaelle Savou, agente publique a la Direction des Ressources Humaines, faisait partie de celles qui redoutaient l'examen du col, perçu comme douloureux.
"Par la grâce de Dieu nous avons reçu un centre de dépistage au ministère même. C'est une grâce", confie-t-elle. Une opportunité qu'elle a saisie alors qu'elle repoussait le dépistage depuis des mois. "Je n'ai rien ressenti et en quelques minutes c'était fait. Dieu merci les résultats sont satisfaisants".
Sensibilisée aux images et aux explications délivrées sur place sur les cancers du sein et du col, elle en ressort bouleversée. "C'est horrible, c'est quelque chose qu'il ne faut souhaiter a personne".
Aujourd'hui guérie de sa peur, elle lance un appel a ses collègues encore hésitantes. Pour toutes celles qui hésitent encore, il n'y a pas de quoi avoir peur. Quand la personne est dépistée dès le début, la prise en charge peut être rapide et efficace.
Le centre restera ouvert pendant deux semaines, jusqu'au 31 octobre, pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de ce service gratuit.
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