C'est le sujet qui domine les réseaux sociaux depuis dimanche. Écartée du gouvernement lors du remaniement du 11 octobre 2026, Camélia Ntoutoume-Leclercq quitte l'Éducation nationale après plus de 6 ans de règne. Une éviction qui a déclenché une vague de réactions, entre soulagement et interrogations.
Le communiqué est tombé dimanche soir, lu par la secrétaire générale de la présidence de la République, depuis le Palais Rénovation : Camélia Ntoutoume-Leclercq ne fait plus partie du gouvernement. C'est la surprise de ce gouvernement Oligui Nguema III qui compte désormais 33 membres contre 30, avec 8 entrants et 5 sortants.
Inscrite dans les records de longévité. Entrée au gouvernement le 17 juillet 2020 comme ministre déléguée sous Ali Bongo, devenue ministre de plein exercice en mars 2022, reconduite après le "Coup de la Libération" du 30 août 2023, pendant toute la Transition puis sous la Ve République, elle aura passé 2 277 jours, soit 6 ans, 2 mois et 24 jours au gouvernement. Une longévité qui lui a valu chez les internautes le surnom de "Madame titre foncier" du ministère, tant beaucoup pensaient qu'elle n'en partirait jamais.
Si officiellement c'est un remaniement pour "un Gabon plus efficace", certains dossiers sont pointés par la presse et les réseaux sociaux dont le scandale des vacations. C'est le dossier qui a mis le feu en juin 2026. Une enquête interne a révélé un système de surfacturation des primes de vacations des enseignants. Préjudice estimé : plus de 500 millions de FCFA. L'opinion se demandait comment la ministre d'État pouvait-elle ne pas savoir. Ainsi que la grève paralysante du début d'année scolaire 2026-2027 et le sempiternel problème du manque de salles de classe et d'enseignants dans les matières scientifiques.
Le buzz sur les réseaux. L'annonce a été relayée en boucle par plusieurs médias. Dans les commentaires, deux camps s'affrontent. Ceux qui célèbrent : "Enfin l'éducation va changer" est le commentaire le plus liké. Ceux qui la défendent : "C'est une grande dame qui a marqué son passage", rappelant ses chantiers de construction d'écoles et de numérisation.
Pour beaucoup d'observateurs, ce retrait de l'Exécutif ne signe pas la fin politique de l'élue de Ntoum, toujours députée. Mais pour l'école gabonaise, une page se tourne.
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