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Politique

Loi de règlement 2025 : les députés passent les comptes de l’État au crible

Audition du ministre de l’Économie à l'Assemblée Nationale

Premier exercice du genre pour les députés de la XIVe législature. Ils ont entamé, hier, l’examen de leur premier projet de loi de règlement. L'exercice qui permet au Parlement de contrôler, a posteriori, l’exécution du budget de l’État et de confronter les prévisions votées aux recettes mobilisées et aux dépenses effectivement réalisées, a mis en lumière des écarts entre les prévisions budgétaires et leur niveau d’exécution.

Auditionné, le ministre de l’Économie, Thierry Minko, était accompagné de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Mvono. Les échanges ont porté sur les Missions 14, 30 et 35. Pour la Mission 14, relative à la gestion des finances publiques, sur les 77,1 milliards de FCFA prévus dans la loi de finances initiale, les crédits ordonnancés ont atteint 816,5 milliards, pour 796,6 milliards de règlements.

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Un écart que le ministre a expliqué par l’imputation des dépenses de personnel de l’ensemble de l’administration publique, alors que la dotation initiale ne couvrait que son périmètre propre. Pour la Mission 35 concernant les engagements de l’État, sur 553,4 milliards de FCFA prévus, 543,3 milliards ont été ordonnancés et réglés. Pour la Mission 30 relative aux dépenses transversales, sur 225,2 milliards de FCFA ouverts, 110,9 milliards ont été ordonnancés et 65,3 milliards payés.

De quoi nourrir les interrogations des députés sur la transparence et l’efficacité de la dépense publique. "Chaque année, nous constatons des irrégularités", a déclaré la 6e vice-présidente de l’Assemblée nationale, Huguette Tsono.

"Le gouvernement doit trouver des mécanismes pour renverser cette courbe", a souligné la députée Armelle Yembi Yembi. "Nous devons construire notre pays au regard du pragmatisme du chef de l’État. Laissons la théorie des universités", a pour sa part, lancé le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye.

Au-delà des chiffres, l’examen de cette loi de règlement place le gouvernement face à une exigence : expliquer les écarts et démontrer que l’exécution budgétaire répond effectivement aux priorités et aux besoins des populations.

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