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Sport

Amical U17 / Maroc-Gabon : une défaite qui doit servir de leçon

Match amical Gabon-Maroc

La lourde défaite concédée mardi par les Panthères de moins de 17 ans face aux Lionceaux de l'Atlas du Maroc au Complexe Mohammed V de Rabat sur le score de 6 buts à 0 fait mal, mais elle doit surtout servir de leçon. Au-delà du score fleuve, cette rencontre a mis en lumière l'écart qui sépare encore le Gabon du haut niveau continental chez les jeunes.

Pendant 45 minutes, nos jeunes ont tenu, ne concédant qu'un seul but grâce à un bloc bas discipliné et solidaire. C'est au retour des vestiaires que tout s'est effondré, avec cinq buts encaissés en seconde période. Cet effondrement n'est pas anodin. Il révèle d'abord un déficit physique abyssal. Les organismes ont lâché dès l'heure de jeu face à des Lionceaux de l'Atlas plus puissants et mieux préparés, qui ont imposé un pressing constant auquel les Panthères n'ont jamais pu répondre.

Enfin, ce match illustre l'écart de modèle. En face, le Maroc aligne une génération qui s'entraîne ensemble depuis deux ans dans des infrastructures de classe mondiale. C'est aussi le fruit d'une politique mise en place depuis 15 ans par sa majesté le roi Mohammed VI qui s'articule autour de 3 piliers.

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Tout part en effet du souverain chérifien. En 2009, il lance personnellement l'Académie Mohammed VI de Football à Salé. Objectif : arracher les meilleurs jeunes du pays à la rue et leur offrir un modèle européen. C'est de là que sortent En-Nesyri, Ounahi, Aguerd. Le message est clair : le football n'est plus un sport, c'est un outil de rayonnement international pour le Maroc.

Avec l'aide de partenaires privés, le Maroc construit plusieurs académies de classe mondiale dont le Complexe Mohammed VI à Maâmora. Un écrin de 18 hectares, considéré comme l'un des cinq meilleurs centres au monde. Sans oublier les autres complexes situés sur toute l'étendue du territoire. Quand le Gabon s'entraîne à Sibang ou au stade Dialogue de Tchibanga, sur une pelouse proche du champ de labour, le jeune Marocain de 13 ans au pays s'entraîne dans les mêmes conditions que Hakimi au Paris Saint-Germain.

Ensuite, avec l'argent du contribuable marocain, la Fédération a imposé la professionnalisation obligatoire des centres de formation pour tous les clubs de D1. Au Gabon, il n'existe aucun centre de formation digne de ce nom.

Pis, les clubs de D1 n'ont quasiment pas de catégories de jeunes. Au niveau formation, le Maroc a fait venir des experts étrangers de haut niveau pour former les jeunes et les coachs du pays. À titre d'exemple, le coach marocain U17, Ahmed Kantari est titulaire d'une licence UEFA Pro. Il a coaché le FC Nantes et Valenciennes. Qu'en est-il du coach Tango ? Pas grand-chose à dire.

Mieux, l'équipe qui a joué contre le Gabon regorge de footballeurs évoluant au FC Barcelone (Abarkane, Ziani), au Real Madrid (Chaoui), à Chelsea (Rabbaj) au PSG (Mouak)…. Pendant ce temps, les nôtres sont au pays dans des structures peu adaptées. Le score de 6-0 est donc logique ! Le Gabon, en définitive, n'a pas perdu contre une équipe locale, mais contre le Barça, le Real, le PSG…

Il est grand temps que nos autorités sportives parlent d'une même voix pour lancer véritablement le football gabonais avec des mesures fortes.

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