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Politique

CESEC : des recommandations sur le foncier coutumier et la santé

Travaux de sa 2e session ordinaire de l’année 2026 du CESEC

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a achevé hier, à son siège de Libreville, les travaux de sa 2e session ordinaire de l’année 2026. Des assises ayant porté sur la reconnaissance et la protection des terres ancestrales et sites sacrés, ainsi que sur l’accès aux soins et aux médicaments par les populations, en particulier les plus vulnérables.

Au terme des travaux, le président du CESEC, Guy Bertrand Mapangou, a insisté sur la nécessité de transformer les analyses menées en propositions concrètes susceptibles d’éclairer l’action publique."Notre ambition n’était pas simplement de dresser des constats, mais bien d’identifier des esquisses de solutions susceptibles d’éclairer l’action des pouvoirs publics dans la prise de décision", a-t-il déclaré. Sur le foncier, les échanges ont souligné la coexistence entre le droit écrit et les pratiques coutumières.

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Le Conseil estime que le Gabon doit mieux prendre en compte les liens historiques et culturels des communautés avec leurs terres. Le CESEC propose notamment d’intégrer le droit foncier traditionnel dans le Code foncier, de reconnaître juridiquement les territoires communautaires et les espaces patrimoniaux et sites sacrés, ainsi que les droits d’usage collectifs.

Sur le second thème, "L’accès aux soins et au médicament : une urgence sociale", la réflexion a porté sur la disponibilité des médicaments, leur coût, l’offre de soins, la couverture sanitaire et les infrastructures. Le Conseil appelle le gouvernement à augmenter les crédits consacrés à la santé, à améliorer l’exécution du budget et à renforcer la production pharmaceutique nationale.

Les recommandations portent aussi sur le développement de synergies entre l’usine de médicaments de la Zone économique spéciale Nkok, l’Office pharmaceutique national et l’Agence du médicament pour prévenir les ruptures de stocks, ainsi que l’entrée de l’État au capital de cette usine pharmaceutique. Tout comme le CESEC préconise l’allègement afin de limiter le renoncement aux soins des compatriotes démunis.

Pour Guy Bertrand Mapangou, ladite session a marqué une étape qui ne met pas fin à la mission de l'institution dont il a la charge. En ce sens, "la présente session s’achève, mais notre mission, elle, se poursuit au fil du temps", a-t-il affirmé.

Le CESEC devrait ainsi contribuer à l’examen du projet de loi de finances initiale pour 2027 et à d’autres questions d’intérêt général.

Il a souhaité que ces recommandations reçoivent les suites appropriées du gouvernement et du Parlement, conformément à l’article 149 de la Constitution gabonaise.

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