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Sport

Saturnin Ibela Ignambi : "Les U23 sont une catégorie stratégique"

Saturnin Ibela Ignambi

L'Union. Coach, d'abord félicitations pour votre nomination. Que représente pour vous le fait de prendre à nouveau les rênes de la sélection nationale U23 ?

-Saturnin Ibela Ignambi : Merci pour les félicitations. Cette nomination représente pour moi une grande fierté, mais surtout une lourde responsabilité. Les U23 sont une catégorie stratégique : c'est le véritable tremplin vers l'équipe nationale A. Mon ambition est de construire une équipe compétitive, avec une identité de jeu claire, de la discipline et un véritable esprit patriotique. Nous allons donner leur chance à tous les talents gabonais, qu'ils évoluent au pays ou à l'étranger, avec une seule exigence : le mérite et la performance. Je reviens avec beaucoup d'humilité, mais surtout avec une forte détermination. Nous ne voulons pas seulement participer : nous voulons construire, progresser et gagner. Surtout avec en ligne de mire les JO de Los Angeles 2028 et le Mondial 2030.

Quels sont les objectifs précis que la Fégafoot vous a fixés pour ces éliminatoires de la CAN U23 ?

-Je voudrais d'abord remercier le président de la Fégafoot, Pierre Alain Mounguengui, pour la confiance qu'il a bien voulu m'accorder à nouveau. Notre objectif prioritaire est naturellement la qualification pour la CAN U23, mais notre ambition va au-delà. Nous voulons construire une équipe compétitive, révéler les meilleurs talents et préparer une génération capable d'alimenter les Panthères A. Nous devons aussi avoir en ligne de mire la Coupe du monde 2030. La qualification est donc la cible immédiate, mais la construction d'une génération pour les grandes échéances de demain est notre véritable ambition.

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En tant qu'ancien joueur et technicien local, qu'apportez- vous de différent à cette génération U23 ?

-Ce que j'apporte à cette génération U23, c'est d'abord une expertise internationale et une connaissance concrète des exigences du football de haut niveau. Mon parcours d'ancien joueur et mon expérience de technicien, notamment à l'étranger, m'ont permis de côtoyer différentes méthodes de travail et de comprendre ce qui fait la différence au très haut niveau. Je veux transmettre cette expérience à nos jeunes : plus d'exigence, de discipline, d'intelligence tactique et de professionnalisme. Mon ambition est de faire de cette génération une véritable passerelle vers les Panthères A.

Le Gabon entrera en lice en novembre face au vainqueur de Tunisie-Bénin. Avez-vous déjà commencé à analyser ces deux équipes ? Lequel des deux profils vous inquiète le plus ?

-Oui, absolument. Nous avons déjà commencé à analyser les deux équipes. Nous préparons deux scénarios, parce que nous devons être prêts quel que soit le vainqueur. Aucun des deux ne m'inquiète. Nous les respectons, mais nous ne les craignons pas. La Tunisie comme le Bénin ont des qualités. Mais notre priorité, c'est le Gabon, quel que soit l'adversaire.

À seulement un mois et demi du match, quel est le programme de préparation mis en place ?

-Nous avons déjà anticipé. Un programme de préparation structuré, avec des stages d'observation, de sélection et des matches de préparation, a été soumis à la hiérarchie. Il sera communiqué dans les plus brefs délais. Notre objectif est d'utiliser chaque journée pour construire une équipe compétitive, avec une identité de jeu et des automatismes.

Sur quoi allez-vous baser votre équipe : un bloc local ou un mix avec les binationaux ?

-Je vais m'appuyer sur un mix intelligent et complémentaire. À mes yeux, le maillot des Panthères ne se gagne ni par le lieu de naissance, ni par le championnat dans lequel on joue : il se gagne par la qualité, la forme, le potentiel, les performances et la capacité à répondre à notre projet sportif, à condition d'être Gabonais et éligible.

Avez-vous déjà une ossature en tête ?

-Oui, j'ai déjà une ossature en tête, mais elle reste ouverte. Le championnat national m'a permis d'identifier plusieurs profils intéressants. Certains joueurs m'ont particulièrement marqué, et ils seront naturellement suivis de près.

Le poste de sélectionneur U23 est souvent un tremplin. Comment gérez-vous la pression ?

-Je ne considère pas les U23 comme un simple tremplin, mais comme un maillon essentiel de la chaîne des équipes nationales. Mon rôle sera de préparer des joueurs capables, demain, de répondre aux exigences de l'équipe A. Je vais donc être exigeant sur la performance, le comportement, la discipline et la régularité. La pression, je la connais : elle fait partie du haut niveau.

De quels moyens aurez-vous besoin pour réussir cette mission ?

-Pour réussir, il faut un staff technique, médical et administratif outillé, avec des moyens d'analyse, de suivi médical, de préparation physique et de récupération. Sur le plan matériel, nous avons besoin de terrains adaptés, de matériel d'entraînement et de moyens technologiques pour l'analyse vidéo. Le plus important, c'est de mettre ces moyens à notre disposition à temps. Avec cela, nous pourrons travailler avec exigence et viser la qualification.

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