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Faits divers & Justice

Plein-Ciel : elle invente un enlèvement pour cacher la mort de son bébé de 4 mois

Le nourrisson retrouvé dans ce canal aurait finalement été accidentellement tué par sa mère.

L'affaire avait profondément ému l'opinion. Le lundi 31 août dernier, le corps sans vie de Willy Frimer Boundzanga, un nourrisson de quatre mois, était découvert dans un canal du quartier Plein-Ciel, au lieu communément appelé "Portes-Rouges", dans le 5e arrondissement de Libreville. Près de deux semaines plus tard, l'enquête vient de livrer un dénouement glaçant  : la mère de l'enfant, A. T., a fini par avouer être elle-même à l'origine du drame, après avoir monté de toutes pièces un scénario d'enlèvement.

Selon la version initiale livrée par la jeune femme à sa famille puis aux enquêteurs, quatre individus armés et encagoulés auraient fait irruption au domicile familial dans la nuit de dimanche à lundi, avant de s'emparer de l'enfant et de prendre la fuite. Ce n'est que le lendemain matin que le corps du bébé avait été repêché dans un canal proche du domicile.

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Mais cette version n'a pas convaincu la justice, qui a aussitôt demandé aux enquêteurs d'approfondir leurs investigations. Selon une source judiciaire proche du dossier, la mère a multiplié les versions contradictoires au fil des interrogatoires, jusqu'à finir par craquer et livrer, plusieurs jours après les faits, ce qui serait la version réelle du drame.

D'après ces nouveaux éléments, la jeune femme aurait passé toute la journée du dimanche à boire, laissant l'enfant à la garde de sa propre mère. De retour à son domicile, vers 23 heures, elle serait allée récupérer le bébé avant de s'endormir avec lui. L'enfant aurait alors suffoqué durant la nuit, sans qu'elle s'en aperçoive. À son réveil, découvrant le corps sans vie, elle aurait paniqué et décidé de le jeter dans le canal, avant d'inventer le récit de l'enlèvement pour dissimuler les faits.

Face à l'ampleur des incohérences relevées, la justice a ordonné un approfondissement des investigations, qui a conduit aux aveux de la mise en cause.

A. T. a été placée sous mandat de dépôt, lundi dernier, à la Maison d'arrêt des femmes (MAF) de la prison centrale de Libreville, d'où elle va devoir répondre de ses actes devant la justice.

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