L'école nationale de la magistrature (ENM) accueille depuis le 9 septembre une formation de 3 jours dédiée à la traque contre "le blanchiment des capitaux et la détection des flux d'origine criminelle".
Ce séminaire auquel prend part une quarantaine de magistrats et élèves magistrats des ordres financier et judiciaire, vise à former et à prévenir les acteurs de la justice quant aux éléments d'altération financière, notamment le blanchiment et les flux atypiques. De même, pour acquérir les moyens d'identification de bénéficiaires effectifs, l'analyse patrimoniale, l'exploitation du renseignement financier et les obtentions des biens de manière frauduleuse.
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Rappelant l'importance de ladite rencontre, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Augustin Emane, a exhorté les acteurs de la justice à prendre des mesures justes, et d'être aux aguets sur ce fléau qui ne laisse pas insensible le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Face à l'ampleur de ces délits financiers, Augustin Emane estime qu'il faut désormais se doter de stratégies d'éradication. D'où, selon lui, l'intérêt de son département dans la lutte contre les actions financio-criminelles.
"La lutte contre la criminalité financière est une responsabilité collective. Elle nécessite des institutions judiciaires fortes, compétentes et dotées d'outils nécessaires à l'accomplissement de leur mission", a-t-il rappelé.
Non sans remercier Fédérico Belli, juge près la Cour d'appel de Torino, ainsi que le Pr Melvis Ndiloseh de l'École supérieure Saint'Ann et le Programme des Nations, et la République d'Italie pour leurs apports technique et financier.
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