Aller au contenu principal
Chroniques

[Espace Santé] - Diabète gestationnel : quand le sucre joue les trouble-fêtes

Rudy HOMBENET ANVINGUI, journaliste à l'union

C'est l'histoire d'une primipare dont la grossesse est déjà considérée comme à risque. Jusque-là, tout est encadré. Médecins, contrôles, surveillance. Bébé et maman sont donc suivis de près. Puis arrive le 7e mois. Et là, surprise ! Une glycémie à 300 mg/ dl. Le diabète gestationnel vient, sans ''crier gare'' de faire son entrée dans cette aventure qui n'était pas déjà simple.

Pas d'alerte particulière. Simplement des contractions trop rapprochées. Mais rien qui dise : "Attention, diabète !".

C'est justement ici le piège. Car, le diabète gestationnel est une hyperglycémie (augmentation du sucre) qui apparaît pendant la grossesse. Dans la grande majorité des cas, il est silencieux. Une grosse fatigue, une soif importante ou des envies fréquentes d'uriner peuvent exister. Mais qui penserait immédiatement au diabète quand on est enceinte ?

--

À lire aussi : [Espace Santé] - Joyaux hospitaliers : quid de l'entretien ?

--

Alors comment le savoir ? En le dépistant sans plus. Le diabète gestationnel ne se devine pas, il se recherche grâce aux examens prescrits pendant la grossesse, notamment autour du 6e mois lorsque le dépistage est indiqué.

Car si le sucre reste trop élevé, maman et bébé peuvent en payer le prix fort. Bébé peut devenir très gros : c'est la macrosomie. À la naissance, il peut aussi présenter une hypoglycémie ou des difficultés respiratoires. Pour maman, le risque de prééclampsie – complication grave de la grossesse qui associe une hypertension artérielle et une présence anormale de protéines dans les urines – augmente, tout comme celui de développer plus tard un diabète de type 2.

Faut-il pour autant paniquer ? Non. Dépisté et correctement pris en charge, le diabète gestationnel se maîtrise.

Et peut-on l'éviter ? Pas toujours. Les hormones de la grossesse et certains facteurs génétiques jouent leur partition. Mais une alimentation équilibrée, une activité physique adaptée et une prise de poids conforme aux recommandations peuvent contribuer à réduire le risque.

Pour la fin, on retient que pendant la grossesse, ce qui ne fait pas mal n'est pas forcément sans danger. Et parfois, une prise de sang de routine en dit beaucoup plus que le corps. Faut donc toujours être en alerte !

random pub

Sodipresse - Votre distributeur de presse
Carnet Rose
L'Union 50 Ans
image
Logo