Aller au contenu principal
Économie

ANPN : un comité de gestion pour relancer la gouvernance

Comité de gestion de l'ANPN

Près de 3 ans après la nomination du président du Comité de gestion (PCG), le général Abel Oyiba, et du secrétaire exécutif, Omer Ntougou, l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a enfin tenu un comité de gestion extraordinaire. Une réunion organisée dans un contexte social tendu, marqué par la grève des agents pour plusieurs mois d'arriérés de salaires.

Dans son discours d'ouverture, le président du Comité de gestion a expliqué les raisons de cette convocation tardive. Selon lui, malgré plusieurs sollicitations adressées au secrétariat exécutif depuis 2024, les réunions n'ont jamais pu se tenir. " À plusieurs reprises, j'ai saisi le secrétaire exécutif afin que soient mis à ma disposition les dossiers techniques indispensables à la convocation du Comité de gestion. Malheureusement, chacune des dates proposées a été reportée ", a-t-il déclaré.

Abel Oyiba affirme n'avoir reçu les dossiers que le 30 juin dernier, soit près de 3 ans après sa nomination. Une situation qu'il juge regrettable, d'autant que, selon lui, le Comité de gestion n'a ainsi jamais pu exercer les missions que lui confient les textes. Pour le secrétaire exécutif, cette lecture ne reflète toutefois qu'une partie de la réalité. Omer Ntougou, rencontré le 1er août, assure que le temps écoulé a été consacré à préparer une réforme en profondeur de l'Agence. " Nous ne voulions pas faire un comité de gestion de parade... Nous voulions apporter sur la table l'ensemble des éléments de réforme de l'agence nationale des parcs nationaux ", explique-t-il.

--

À lire aussi : Agropag : la vitrine de l’autosuffisance alimentaire en zone de turbulence

--

Il rappelle aussi qu'un audit institutionnel a été lancé dès 2023 avec l'appui du cabinet Deloitte afin d'identifier les dysfonctionnements de l'établissement. Selon Omer Ntougou, l'ANPN a connu une forte augmentation du personnel, passant d'une soixantaine d'agents en 2008 à plus de 800 aujourd'hui. Dans le même temps, l'État lui a progressivement confié de nouvelles missions, notamment en matière de développement de l'écotourisme, qui ne figuraient pas dans ses statuts d'origine. Pour le secrétaire exécutif, cette évolution rend aujourd'hui indispensable une réforme de l'organisation et de son fonctionnement.

Mais au-delà des divergences d'appréciation, les deux responsables s'accordent sur l'urgence de relancer le fonctionnement de l'Agence. Le procès-verbal du Comité de gestion est notamment attendu par la direction générale du Budget afin de poursuivre la procédure de mise à disposition de la subvention de l'État, indispensable au paiement des salaires.

Quoi qu'il en soit, face au volume des dossiers couvrant les exercices 2023, 2024, 2025 et le premier semestre 2026, les administrateurs ont choisi de donner la priorité aux rapports de gestion de 2025 et du premier semestre 2026.

Pour Omer Ntougou, cette session marque la relance des fondations de l'agence. Un comité de gestion ordinaire est annoncé dans deux mois afin que les administrateurs arrêtent les orientations stratégiques des prochaines années.

La sortie de crise est-elle pour autant actée ? Wait and see...

random pub

Face à L'Union
Petites Annonces
https://www.union.sonapresse.com/form/contact
image
Logo