Vous l'avez certainement remarqué. Depuis les premières semaines de la saison sèche, les éternuements se multiplient, les mouchoirs de plus en plus utilisés et la toux semble parfois si violente qu'elle donne l'impression de vouloir arracher les organes vitaux. Dans les familles, les transports en commun, les administrations ou encore les bureaux, les mêmes symptômes reviennent avec insistance. La grippe saisonnière fait son entrée pas toujours commode.
Un médecin dans une structure sanitaire publique confirme cette tendance : "Sur 10 consultations, entre 4 et 6 concernent un syndrome grippal caractérisé par des céphalées, des courbatures, une congestion nasale, une toux, une dysphonie ou enrouement de la voix, une fatigue insistante et parfois de la fièvre. Le paludisme est souvent accusé pour rien lorsque ces symptômes surviennent sans écoulement", explique-t-il.
Cette confusion n'est pas anodine. Au Gabon, la fièvre est rapidement assimilée au paludisme, poussant de nombreuses personnes à s'automédiquer sans avoir reçu de diagnostic. Pourtant, les virus respiratoires circulent davantage pendant la saison sèche. L'air plus frais, la promiscuité dans les espaces fermés et la fragilité de certains organismes favorisent leur transmission.
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Face à ces symptômes, la prudence reste la meilleure alliée. Les professionnels de santé déconseillent fortement l'automédication, qui peut masquer une autre pathologie ou retarder une prise en charge adaptée. Une consultation permet de poser le bon diagnostic et de prescrire un traitement en fonction de l'origine des symptômes.
En attendant, quelques gestes simples demeurent efficaces : se laver régulièrement les mains, tousser dans son coude, porter un masque lorsqu'on est malade, bien s'hydrater et se reposer. Car si la grippe est souvent bénigne, elle peut entraîner des complications chez les personnes les plus fragiles. Un simple rhume apparent mérite parfois une véritable attention médicale.
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