Vendredi écoulé, le siège de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) a abrité la cérémonie d'ouverture officielle du "Campus Mbongui" : une école d'été internationale inédite au Gabon, consacrée aux langues, aux savoirs endogènes et à l'écologie, en présence de plusieurs personnalités, dont des diplomates.
Organisée par le réseau "Bantuphonie, langues en danger, savoirs endogènes, biodiversité (BLSB) du Programme Unitwin Chaires Unesco (Université Omar Bongo, Université de Yaoundé I, Université Marien Ngouabi (Congo) et l'Université Lyon 2), cette initiative se veut un espace de dialogue entre les sciences humaines – linguistique, anthropologie, ethnologie – et les sciences de la vie, notamment la biologie et l'écologie.
Dans un contexte marqué par l'accélération des changements climatiques et l'érosion de la biodiversité en Afrique centrale, le "Campus Mbongui" répond ainsi à un enjeu de taille : reconnaître la contribution des savoirs écologiques locaux, transmis depuis des générations à travers les langues autochtones de l'espace CEEAC, dans la compréhension et la préservation des écosystèmes.
À lire aussi : Santé pharmaceutique : l'usine de Nkok au pied du mur
Ainsi, dès ce 27 juillet jusqu'au 8 août prochain, 40 chercheurs issus des 11 pays membres de la CEEAC, participent à une formation alternant enseignement académique et immersion de terrain en forêt, en savane et dans les milieux aquatiques du Bassin du Congo. Ils seront encadrés par une vingtaine d'experts internationaux venus du Brésil, de Guyane, de Belgique, de France, du Cameroun, du Congo, du Burundi, ainsi que ceux issus du Gabon. Ensemble, ils croiseront les sciences de la vie, de l'environnement, la linguistique, l'anthropologie et d'autres sciences sociales afin d'explorer de nouvelles approches de la relation entre nature et culture.
random pub
