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Politique

Assemblée nationale : refus de toute forme de complaisance

Assemblée Nationale du Gabon

Ouverte le 2 mars, la première session ordinaire du Parlement s'est achevée hier. À l'Assemblée nationale, le président de cette institution, Michel Régis Onanga Ndiaye, s'est montré fidèle à la ligne de conduite qu'il avait énoncée lors de sa prise de fonction en réaffirmant l'attachement des députés à la loi fondamentale.

" Notre institution n'a qu'une seule boussole : la Constitution et l'intérêt supérieur de la Nation", a-t-il indiqué, réaffirmant au passage la ferme volonté de la 14e législature, la première de la Ve République, d'assumer pleinement sa mission sans aucune forme de complaisance. Bref, le fait majoritaire ne saurait faire dévier les députés de leurs obligations.

" Les élus de la 14e législature refusent toute complaisance. Ils refusent toute forme de déviation par rapport à la mission qui est la leur. Ils refusent de se prêter au jeu de ceux qui, tapis dans l'ombre, veulent faire passer leurs intérêts avant l'intérêt général au risque de se détourner de la mission du président de la République", a-t-il martelé.

Qu'on se le tienne pour dit : l'Assemblée nationale n'entend nullement être une Chambre d'enregistrement en cautionnant les écarts que le gouvernement pourrait se permettre à l'égard des procédures en vigueur, " les véritables garde-fous de la démocratie", selon Michel Régis Onanga Ndiaye.

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" Quoi qu'il en coûte, et n'en déplaise à nos détracteurs, rien ne fera fléchir les députés. Nous exercerons notre mandat jusqu'au bout. Nous userons pleinement de notre droit d'examen, d'amendement et de renvoi vers le gouvernement si cela s'avère nécessaire, et ce, pour le bien du peuple gabonais et partant la réussite de la refondation", a-t-il souligné. Et d'ajouter : "Le peuple même silencieux nous observe. Il scrute chacun de nos actes. (...) Il nous tiendra pour responsables parce que nous aurons trahi le 30 août, parce que nous aurons foulé aux pieds l'esprit du Coup de la libération".

Au-delà, il s'est félicité de l'adoption par l'Assemblée nationale de vingt-trois (23) des trente-trois (33) textes soumis pour approbation, tout en saluant la matérialisation des engagements du chef de l'État par le gouvernement.

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