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Économie

Séraphin Ondoumba : '' C'est par la volonté du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, que le gouvernement… a décidé de nous accompagner…''

Séraphin Ondoumba

L'Union • Libreville accueillera du 29 juin au 1er juillet 2026 une visite pays d'experts de l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la mise en oeuvre par le Gabon de la Convention des Nations unies contre la corruption. De quoi s'agit-il exactement ?

-Séraphin Ondoumba : Le Gabon a adhéré à la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) le 1er octobre 2007, marquant ainsi une étape importante dans son engagement à lutter contre la corruption, à renforcer la transparence et à promouvoir la responsabilité au sein de son cadre de gouvernance. Pour démontrer cet engagement, le Gabon participe activement au Mécanisme d'examen de l’application (IRM), un processus d'examen par les pairs méticuleusement conçu pour aider les États parties à mettre en oeuvre efficacement les dispositions de la Convention et à atteindre ses objectifs… C'est en cela qu'au cours du premier cycle d’examen, lancé en 2010, le Gabon a fait l’objet d’un examen axé sur les chapitres III (Incrimination et application de la loi) et IV (Coopération internationale) de la Convention, reflétant son engagement à lutter contre la corruption par des mesures répressives et une collaboration internationale renforcée. Ce processus approfondi comprenait une visite dans le pays, effectuée du 21 au 23 avril 2015, avec la participation des pays chargés de l'examen (Sierra Leone et République démocratique populaire Lao). Le deuxième cycle d'examen, qui a débuté en 2015, met l'accent sur la mise en oeuvre des chapitres II (Mesures préventives) et V (Recouvrement des avoirs) de la Convention, soulignant l'importance de mettre en place des mesures de prévention contre la corruption et d'assurer le recouvrement des avoirs provenant d'actes de corruption. Pour le Gabon, l'examen est mené par le Tchad et la Libye, comme l'a déterminé un tirage au sort organisé lors de la session du Groupe d'examen de la mise en oeuvre à Vienne le 25 juin 2020. C'est cette visite de pays, laquelle constitue la phase de dialogue direct du mécanisme d'examen de l’application et fait suite à l'achèvement de la phase d'examen préalable fondé sur la liste d’auto-évaluation soumise par le Gabon le 30 novembre 2025, qui est prévue à Libreville.

Quel est l’objectif de cette visite ?

-L'objectif de la visite de pays est de compléter l'examen préalable mené par l'équipe d'examen au cours des premières étapes du processus. Cette étape vise à recueillir des informations complémentaires qui permettront aux États examinateurs d'acquérir une compréhension plus approfondie des efforts déployés par le Gabon pour mettre en oeuvre les mesures de prévention et les dispositions relatives au recouvrement des avoirs prévues par la Convention, offrant ainsi une opportunité d'identifier les défis, de mettre en avant les réalisations et de partager les meilleures pratiques. En outre, elle permettra au Gabon de présenter des informations supplémentaires pertinentes et de répondre aux questions soulevées lors de la phase d'examen documentaire. Cet exercice vise également à identifier les besoins en matière d'assistance technique afin d'améliorer la mise en oeuvre de la Convention.

Quelles retombées concrètes cette visite peut-elle avoir pour le Gabon en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption ?

-La réussite de cette évaluation repose sur la participation effective des administrations concernées, des institutions publiques impliquées ainsi que des autres parties prenantes nationales. C'est à ce titre que le mécanisme d’examen offre à la République gabonaise plusieurs bénéfices stratégiques, notamment : le renforcement du cadre juridique et institutionnel ; l’amélioration de la coordination nationale ; le partage d’expériences et de bonnes pratiques avec les États pairs ; le renforcement des capacités techniques des administrations ; le développement de la coopération internationale en matière de prévention et de lutte contre la corruption. C'est dire que la participation du Gabon au deuxième cycle du mécanisme d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption constitue une étape majeure dans le renforcement de la gouvernance publique, de la transparence et de la prévention de la corruption. Et c'est par la volonté du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, que le gouvernement a décidé de nous accompagner dans la tenue de ce deuxième examen, dont la dernière évaluation remonte à 11 ans.

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