Hier, à son cabinet de travail, à l'immeuble du “2-Décembre”, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé une série de réunions avec plusieurs ministres.
But : mettre en place une stratégie de communication commune en vue de suivre, avec efficacité, les mesures prises en Conseil des ministres, et les orientations du chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Ainsi, le sujet relatif à la décision de réguler les réseaux sociaux dans notre pays, ceux ayant trait aux coupures intempestives d'électricité, aux futurs déguerpis qui occupent les habitations de l'État…, ont été longuement débattus.
Le ministre de l'Économie numérique, Marc Alexandre Doumba a expliqué que la décision prise en Conseil des ministres en sa séance du 26 février 2026, portant sur le projet d'ordonnance réglementant l'usage des réseaux sociaux via les plateformes numériques au Gabon, ne vise pas à restreindre les libertés mais à préserver l'unité nationale face aux propos jugés haineux et diffamatoires.
Ce texte, selon lui, vise la modification de certaines dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale avec des peines d'emprisonnement allant de 5 à 10 ans de prison ferme et d'une amende comprise entre 5 et 10 millions de FCFA pour quiconque aura tenu des propos jugés haineux et diffamatoires sur les réseaux sociaux. Non sans ajouter que des mécanismes de contrôle des avatars seront également mis en place.
Comme quoi, à travers cette décision, le gouvernement se met en avant garde de la régulation des réseaux sociaux comme cela se fait, et c'est vérifiable, dans plusieurs autres pays.
L'autre sujet évoqué, est celui ayant trait aux délestages récurrents, voire “abusifs” dans le Grand Libreville. Une préoccupation de premier rang, car rares sont les jours où les ménages, les administrations, même les hôpitaux n'enregistrent pas de coupures d'électricité.
Un point que le ministre de l'Accès universel à l'eau et à l'énergie, Philippe Tonangoye, s'est donné le soin d'expliquer. À l'entendre, pour mettre un terme à ces déboires, il faut procéder au remplacement du câble qui part d'Owendo pour le poste SEEG de Plein-Ciel Bisségué. Long de 3× 11 km, ce câble est très dégradé à cause de sa vétusté.
Bonne nouvelle toutefois, ce câble, selon le ministre Tonangoye, est en cours de remplacement par un autre plus performant. L'État ayant investi 18 milliards de FCFA. Il a expliqué que les travaux en cours actuellement vont s'étendre jusqu'au mois d'avril 2026. “Le nouveau câble aura l'avantage de faire transiter plus d'énergie et une meilleure stabilisation en multipliant par deux l'énergie qui part d'Owendo où est hébergé l'essentiel des unités de production qui alimentent Libreville”, a-t-il dit, l'air très confiant.
Parallèlement à cette situation, le membre du gouvernement a fait savoir qu'il a fait identifier 2 878 branchements directs qualifiés d'abusifs et frauduleux. Toute chose provoquant un manque à gagner de l'ordre de 70 milliards à la SEEG, et partant à l'État concernant l'électricité.
Pour les futurs déguerpis qui occupent des logements de l'État en délabrement très avancés, le gouvernement envisage une opération urgente de leur réhabilitation et modernisation comme cela se fait actuellement avec le camp de police non loin de la base Sogatra. Les zones identifiées sont la cité des enseignants en face de l'Université Omar Bongo, l'immeuble Gabon 2000, les 90 logements et le bâtiment en face de la Cnamgs au quartier Montagne-Sainte, destiné aux enseignants du Supérieur.
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