Des grandes, des moins grandes, partout dans la demeure d’Alexandra Bouka qui lui sert aussi d’atelier, des dessins de femmes, souvent nues ou dissimulant leur nudité avec leurs mains. Les cheveux afros au vent ou parfois tressés.
Son univers est artistique. Et il lui ressemble bien, avec ses airs de belle rêveuse, entre deux mondes.
Ce jour-là, à Owendo, elle présente à la presse sa collection de peintures, ''Cosmogonie d’elle''. Ou, plus précisément, une genèse. Le déroulement d’un processus. Et c’est une balade dans cet univers féminin qui est définitivement sa signature.
Mais cette fois, l’histoire est chronologique.
La collection de 7 tableaux, dont 6 achevés, retrace l’évolution de la femme à travers plusieurs étapes symboliques.
Tout commence ''In utero divina''. Une représentation de l’utérus comme matrice, à la fois sanctuaire et prison. Elle y exprime sa perception de la féminité et des douleurs menstruelles.
Vient ensuite ''Clara Mom'', hommage à la figure maternelle, cette ''mère lumière'' qui guide l’enfant avec une connaissance qu’il ne saisit pas encore.
Détour par ''Always tell her'', qui illustre la valeur intrinsèque d’une jeune fille face au jugement des autres, symbolisé par une balance. Puis arrive ''Rouge intime'', qui évoque le passage à l’âge adulte et la puberté, représentés par des vagues de sang.
''Prends ton temps'' occupe la 5e position. Une réflexion sur le rythme personnel de chacun et l’importance de poser des actes qui comptent pour l’avenir.
''Fundare'', ou fondation, montre une femme construisant un château de cartes. Une allégorie de la fragilité et du caractère éphémère de la vie et des relations. La septième œuvre, déjà pensée, reste à achever.
Et voilà la balade dans ''Cosmogonie d’elle'' terminée !
En fait, Alexandra privilégie la nudité pour son authenticité, son état brut, c’est selon, tout en cherchant à rester pudique par respect pour son entourage familial. Elle utilise fréquemment des termes latins pour l’esthétique et intègre des éléments naturels comme les fleurs, les planètes ou les étoiles.
Mais comment en arrive-t-elle là ? L’histoire commence bien plus tôt, nourrie par les contes et les bandes dessinées. Autodidacte, plus jeune, elle dessinait ses camarades pour s’amuser.
Mais Alexandra Bouka est une artiste plurielle. Quand elle ne peint pas, elle écrit. Son ouvrage, La cadette de la montagne, est disponible à la Maison de la Presse depuis peu.
Et quand elle ne peint pas et n’écrit pas, elle est juriste d’affaires, actuellement au chômage.
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