"Trop de personnes croient que la liberté est gratuite alors qu’elle se paie, au contraire, un prix élevé, celui du devoir et de la responsabilité". En s'appuyant sur cette citation de Georges Gourdon, poète et journaliste français, on relèverait très vite dans cette affaire des carences en responsabilité qui caractériseraient plusieurs acteurs que l'absence de clairvoyance ne disculperait nullement.
Et l'on a envie de lancer à la cantonade "tous coupables" ! Avec, bien-sûr, une hiérarchisation dans les rangs. À la tête desquels trône le "berger" qui a failli lourdement à sa tâche, ayant consacré l'abomination dans son ministère.
Les dérapages dans les lieux de confession de Dieu ont atteint, depuis longtemps, des proportions si dévastatrices que l'opinion s'émeut que le holà ne soit pas mis jusque-là pour assainir le milieu. Que l'on prêche dans les églises ne signifie pas qu'elles puissent se passer de paratonnerres.
Plus que toutes autres entités, les églises prolifèrent comme des champignons, mues par des enjeux multiples dont la maîtrise n'est pas toujours évidente. Leur création part des problèmes socioéconomiques considérables, vantant une prospérité et donnant des espoirs utopiques et illusoires, par l’Évangile, de prospérité et des miracles. Et ce n'est pas demain la veille que pourra s'exercer une rigueur et une fermeté pour mettre à l'abri les fidèles des scandales sous-jacents.
Et ces derniers sont aussi coupables d'un manque de maturité spirituelle pour déceler l'incurie d'abord apparente, puis manifeste. Jésus dira à ce sujet : "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs" (Mt 7:15). Alors ? Une Église enfin à l'écoute du monde ? Au service de la cause divine ? Aux plus optimistes, Paul VI rappelait pourtant que l'ouverture a des limites. Et c'est aux fidèles de le comprendre. De mémoriser cette évidence.
Pour parvenir à leurs fins, certains responsables d'églises peuvent en arriver à utiliser des moyens offensant la dignité humaine, entravant l’actualisation de leurs membres et donner finalement aux communautés chrétiennes des allures de sectes. Et c'est là où l'on en est, avec cette affaire du pasteur Poungou !
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