Rallier Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, davantage en cette période pluvieuse, n'est pas une sinécure. Il faut avoir un moral armé comme du béton. Et une dose supplémentaire de courage et de patience pour pouvoir défier la trentaine de kilomètres qui sépare cette capitale provinciale de Pegnoundou. Un petit village de la contrée.
Les premiers coups de pelleteuse avaient été donnés sous l'ère Ali Bongo Ondimba. Il s'agissait de construire le trajet reliant Ndendé, chef-lieu du département de la Dola, dans la province de la Ngounié, à Tchibanga.
Après une réalisation des travaux à presque 60 %, ils s'arrêtèrent subitement comme ils avaient démarré. Faute, dit-on, de moyens financiers disponibles. Et le chantier resta abandonné plus d'une décennie.
La lueur va renaître après le coup d'État ou de libération perpétré par les Forces de défense et de sécurité le 30 août 2023. De passage dans cette région, alors président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema va donner des instructions fermes pour que les travaux restants reprennent. Ce que va faire l'entreprise adjudicataire chinoise. Suscitant des applaudissements nourris des populations nynoises.
Puis patatras ! Retour à la case départ. Puisque, une fois de plus, les travaux entamés cahin caha sur les 35 kilomètres restants sont de nouveau à l'arrêt.
Au-delà des raisons avancées, les natifs et les usagers, dont c'est l'unique itinéraire pour rallier Tchibanga, Mayumba, Ndindi et Moulengui-Binza, voient en ce nouvel échec, une sorte de “désintérêt” face à une région dont l'enclavement est toujours perceptible malgré tout.
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