Aller au contenu principal
Société & Culture

Education : 9 provinces, 9 représentants pour relancer la médiation

Honorine Angue Mintsa, représentante SOS éducation

Après l’échec de la médiation conduite à Port-Gentil sous la houlette du syndiqué Pierre Mintsa, le dossier brûlant de la grève des enseignants a changé de main. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a mandaté le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, pour tenter de renouer le fil du dialogue avec l’aile dure du collectif "SOS Éducation". C’est à Sibang, samedi dernier, que l’élu a véritablement reçu son baptême du feu, face à des enseignants en courroux, déterminés à structurer leur lutte. Dans un geste d’apaisement relatif, "SOS Éducation" a convié le député médiateur à son assemblée générale. Devant une assistance attentive mais exigeante, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a expliqué avoir accepté cette mission après avoir constaté une rupture profonde de confiance entre les grévistes et les administrations concernées, notamment les ministères de l’Éducation nationale, de la Fonction publique et du Budget. Une fracture qui, selon lui, alimente la radicalisation du mouvement.

Le médiateur a tenu à rappeler que la résolution de la crise ne saurait reposer sur un seul département ministériel. Les dossiers des enseignants, a-t-il précisé, suivent un circuit administratif complexe : constitués et transmis par le ministère de l’Éducation nationale, ils passent ensuite à la Fonction publique avant d’atterrir au ministère du Budget pour les paiements. Une chaîne jugée lente, opaque et inefficace par les grévistes, qui dénoncent des années de blocages et de promesses non tenues.

Moment clé de cette assemblée générale : la désignation de 9 représentants de l’aile dure de "SOS Éducation", chacun issu d’une des neuf provinces du pays. Ce choix d'associer des représentants de la base vise à renforcer la légitimité du mouvement et à parler d’une seule voix lors des prochaines discussions. Une structuration interne qui marque à tout le moins un tournant dans la stratégie des enseignants. Selon les informations recueillies, les négociations pourraient reprendre dès cette semaine avec plusieurs responsables d'institutions, au nombre desquels le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. On susurre aussi, sauf changement, le nom du président de l'Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye. Toute chose qui prouve que le dialogue n'est pas rompu, même si, à quelques égards, la méfiance reste palpable et la vigilance de mise.

random pub

https://www.union.sonapresse.com/form/contact
Abonnement Annuel L'Union
Publicom
image
Logo