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Société & Culture

Education : le mouvement s’enlise malgré le dialogue

Assemblée générale de SOS Education à Sibang

La branche dure du collectif "SOS Éducation" a tenu, samedi dernier, au stade de Sibang sis au PK9, dans le 6e arrondissement de la commune de Libreville, une assemblée générale qui a un principe directeur : donner leur position, par oui ou non, quant à la reprise des cours ce lundi 26 janvier sur l'ensemble du territoire national. Venus des quatre coins de Libreville, de l'Estuaire et de l’arrière- pays, de nombreux enseignants ont pris part à ce conclave dominé par des échanges francs, parfois tendus, mais surtout par une détermination intacte : la décision prise à l'unanimité du quorum des enseignants membres de l'aile intransigeante de "SOS Éducation", de maintenir la grève. De ne pas reprendre les cours ce lundi, contrairement aux annonces officielles, malgré les cris de détresse des jeunes apprenants.

Il faut dire qu'au coeur des débats et du chapelet déjà fourni des revendications, un nouveau point est venu s’ajouter : la libération exigée, sans condition, des leaders syndicaux emprisonnés que sont Marcel Libama et Simon Ndong Edzo.

Une exigence devenue un préalable absolu à toute reprise des négociations avec les autorités. "C’est une condition. Nous ne négocierons pas tant que nos deux papas là seront en prison", a martelé Honorine Angue Mintsa, désormais l’un des visages phare de ce mouvement.

Non sans ajouter : “Nous ne pouvons pas appeler à la reprise des cours sans que le protocole de sortie de crise ne soit signé". Excluant de ce fait toute concession immédiate.

Pour les grévistes, il n’est pas question, justement, d’envisager une reprise des cours sans la signature préalable d’un protocole de sortie de crise, négocié et validé par l’ensemble des acteurs à l’origine de la grève dans le secteur Education.

Pour rappel, les revendications des enseignants de l'Education nationale portent, entre autres, sur les recrutements, les avancements automatiques, les reclassements et le paiement des arriérés de solde.

Déclenchée le 10 décembre 2025, la grève qui paralyse les écoles, les collèges et les lycées publics se poursuit malgré tout. Au grand désarroi des élèves qui sont les premiers concernés, et de leurs parents.

Devant cette situation qui semble s'éterniser, la tutelle tente de maintenir la pression et continue de jouer son vatout. Vendredi écoulé, toujours dans le souci d'apaiser les tensions nées de cette crise, une réunion de la commission tripartite rassemblant autour de la table la ministre d'État Camélia Ntoutoume-Leclercq, les responsables d'établissements et des partenaires sociaux, s'est également tenue.

Sur sa page Facebook, le ministère de l’Éducation nationale, par le biais des chefs de circonscription de l’Estuaire, du Conseil national des parents d’élèves et d’autres acteurs, continue d’appeler à la reprise des cours ce lundi. Un message visiblement à rebours de la position officielle des enseignants grévistes qui s'y arc-boutent.

Dans tout ça, en toile de fond, l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), en sa qualité de gardienne des principes fondamentaux de l’éducation, observe avec une attention soutenue l’évolution de la situation actuelle de notre système éducatif.

Et l’hypothèse d’une année blanche, bien que redoutée, prend peu à peu forme. Un scénario que tous disent vouloir éviter, mais qui devient, du fait de certains ego, de plus en plus plausible à mesure que le bras de fer se durcit.

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