Aller au contenu principal
Société & Culture

Éducation : lundi 19 janvier est décrété « journée morte ».

Assemblée générale des enseigants à libreville

Le refus d’accès à l’école publique Martine Oulabou n’aura finalement fait que déplacer la colère. Ce samedi, c’est sur le bitume du stade de basket d’Awendjé que les enseignants ont donné rendez-vous à l’histoire. Très tôt dans la matinée, une marée humaine a envahi les lieux, traduisant sans détour la détermination d’un corps enseignant excédé. L’atmosphère était lourde, électrique, presque insurrectionnelle, tant les attentes et les frustrations semblaient avoir atteint un point de non-retour.

Face à leurs pairs, les leaders syndicaux n’ont pas mâché leurs mots. Les dernières propositions gouvernementales, promesses de mise en solde, régularisations partielles et engagements échelonnés, ont été balayées d’un revers de main. Pour la base, il n’est plus question de demi-mesures. « Cette fois, c’est tout ou rien », lance un enseignant sous les applaudissements nourris de la foule. Une phrase devenue slogan, symbole d’un ras-le-bol généralisé.

Lundi 19 janvier est décrété « journée morte ». Les syndicats promettent des salles de classe désertes tant que des garanties concrètes et écrites ne seront pas posées sur la table des négociations. Plus qu’une simple revendication salariale, c’est une crise de confiance profonde entre l’État et ses enseignants qui se joue.

Les revendications s’accumulent : régularisation de situations administratives en souffrance depuis parfois une décennie, paiement intégral des rappels de solde, amélioration des conditions de travail dans des établissements surchargés et sous-équipés. Pour les enseignants, les annonces officielles relèvent davantage de l’effet d’annonce que d’un véritable changement de cap.

random pub

Face à L'Union
Publicom
Publicom
image
Logo