Toute chose qui révèle des dysfonctionnements profonds dans un secteur longtemps laissé en marge des exigences réglementaires. Ainsi, seuls 380 établissements ont été retenus, dont 221 bénéficiant d’une habilitation complète.
Réunie sous l’autorité du ministère de l’Enseignement supérieur, assurant l’intérim de celui de l’Éducation nationale, la commission avait pour mission de vérifier la conformité des structures privées aux normes en vigueur : existence de décrets, qualité des infrastructures, programmes validés et qualifications du corps enseignant. Un filtre indispensable pour préserver la crédibilité du système éducatif gabonais.
Les conclusions sont lourdes de conséquences. Selon le rapporteur, Tristan-Noël Obame Sima , plusieurs établissements seront fermés ou verront leurs dossiers retirés définitivement pour défaut d’autorisation ou manquements graves. Une mesure jugée inévitable face à des structures scolaires opérant hors cadre légal.
Il faut dire que les enjeux dépassent le simple cadre administratif. Étudiants exposés à des diplômes sans valeur, parents lésés financièrement, image du Gabon fragilisée à l’international. Le coût de l’inaction serait élevé. L’annonce d’une caravane de contrôle sur le terrain passe pour l’épreuve de vérité.
Reste à savoir si l'Etat ira du constat aux décisions.
random pub
